Amendement 23 au texte PRJLANR5L15BTC1548
· Non soutenu
Jean-Louis Masson (auteur), Laurence Trastour-Isnart (cosignataire), Valérie Boyer (cosignataire), Véronique Louwagie (cosignataire), Geneviève Levy (cosignataire), Brigitte Kuster (cosignataire), Alain Ramadier (cosignataire), Fabrice Brun (cosignataire) … 15 signataires en tout
Cet amendement propose de rendre obligatoire, à l’article 21 de la loi n° 91‑647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, la consultation par les bureaux d’aide juridictionnelle (BAJ) des services ou des organismes sociaux compétents pour apprécier les ressources des demandeurs.
Actuellement, cette consultation n’est qu’une faculté pour les BAJ. En application de l’article 21 de la loi du 10 juillet 1991 « les services de l’État et des collectivités publiques, les organismes de sécurité sociale et les organismes qui assurent la gestion des prestations sociales sont tenus de communiquer au bureau, sur sa demande, sans pouvoir opposer le secret professionnel, tous renseignements permettant de vérifier que l’intéressé satisfait aux conditions exigées pour bénéficier de l’aide juridictionnelle ».
Or, en pratique, cette possibilité n’est que peu utilisée. Il n’est pas rare que les bureaux d’aide juridictionnelle se contentent exclusivement de déclarations sur l’honneur des justiciables pour attribuer l’aide juridictionnelle, ce qui explique en partie le taux très élevé d’admission, 90 %, observé en première instance.
Confier l’appréciation du niveau de ressources du demandeur à des magistrats et des personnels judiciaires, dont ce n’est pas le métier, constitue une perte de temps coûteuse pour la justice, alors même que ce travail est déjà fait par d’autres administrations spécialisées. Cet amendement propose donc de mutualiser les informations relatives aux ressources d’un demandeur, détenues par d’autres administrations.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L15SEA717460BTC1548P0D1N23
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé