Amendement 255 au texte PRJLANR5L15BTC1548
· Rejeté
Cécile Untermaier (auteur), Boris Vallaud (cosignataire), Ericka Bareigts (cosignataire), Hervé Saulignac (cosignataire), Josette Manin (cosignataire), Jérôme Lambert (cosignataire), Christophe Bouillon (cosignataire), Régis Juanico (cosignataire) … 29 signataires en tout
L’article 28 étend, sous couvert de simplification, la possibilité de procéder à des enquêtes sous pseudonyme sur tous les crimes et délits punis d’une peine d’emprisonnement. Aujourd’hui, le recours à l’enquête sous pseudonyme n’existe qu’en matière de criminalité et de délinquance organisées. Cet article vise donc à ouvrir de manière excessivement large la possibilité de mettre en place de telles enquêtes.
Le Sénat a cantonné cette possibilité aux crimes et délits punis d’une peine d’au moins trois ans d’emprisonnement. Cependant, le Gouvernement a réintroduit sa proposition initiale.
Or il apparaît, compte tenu du caractère exceptionnel d’une telle procédure, que cette extension du champ des infractions concernées est nettement trop importante. Il s’agit de poursuivre une politique pénale engagée depuis la fin de l’état d’urgence, consistant à incorporer dans le droit commun des dispositions relevant de l’état d’urgence. Ces dispositions portent atteinte aux libertés fondamentales et devraient être réservées aux seules infractions punies d’une peine d’au moins cinq ans d’emprisonnement.
Cet amendement vise donc à maintenir le caractère exceptionnel de l’enquête sous pseudonyme.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L15SEA717460BTC1548P0D1N255
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