Amendement 323 au texte PRJLANR5L15BTC1548
· Irrecevable
Fabien Di Filippo (auteur), Charles de la Verpillière (cosignataire), Emmanuelle Anthoine (cosignataire), Pierre-Henri Dumont (cosignataire), Geneviève Levy (cosignataire), Jean-Louis Masson (cosignataire), Frédéric Reiss (cosignataire), Thibault Bazin (cosignataire) … 20 signataires en tout
En France, la majorité pénale est fixée à 18 ans. Les mineurs bénéficient par principe de l’excuse de minorité. Cette excuse ne peut être écartée que pour les mineurs de plus de 16 ans, à titre exceptionnel et compte tenu des circonstances de l'espèce et de la personnalité du mineur ainsi que de sa situation.
Au vu de l’augmentation de la délinquance chez les jeunes de cette tranche d’âge, avec 217 800 mineurs impliqués comme auteurs dans une affaire de délinquance en 2015 contre 132 000 en 2000, il convient d’abaisser à 16 ans la majorité pénale. Afin de faire revenir l’autorité dans certains quartiers et de faire diminuer le nombre de délinquants, il est impératif que cesse le sentiment d’impunité des jeunes qui enfreignent la loi.
Le droit commun doit leur être appliqué de façon automatique pour les crimes d’atteinte volontaire à la vie ou à l’intégrité physique de la personne, les délits de violences volontaires ou d’agression sexuelle et les faits de trafic de stupéfiants.
L’excuse de minorité devient ainsi une exception, qui doit faire l’objet d’une décision dûment motivée du tribunal des enfants ou de la Cour d’assises, et cesse d’être la règle.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L15SEA717460BTC1548P0D1N323
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