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25 décembre 2018 · Assemblée nationale · Ministère des sports · réponse Réponse

Compléments alimentaires : nécessité d'une meilleure prévention

· Réponse publiée

Ministère des sports (repondant)

La prévention du dopage par les compléments alimentaires est une préoccupation forte du ministère des sports depuis plusieurs années. L'élaboration et la publication en 2012, sous l'égide du ministère, de la norme AFNOR NF94-001 est l'une des actions mise en œuvre dans ce domaine. La campagne de prévention mise en place avec les pharmaciens d'officine en 2016 témoigne également de l'implication du ministère sur ce sujet. Le plan national de prévention du dopage et des conduites dopantes 2019-2024, qui a été présenté le 29 mars lors du colloque national "Pour un sport sans dopage", prévoit de renforcer ces actions, puisqu'en complément des actions de contrôle et de répression, Madame la ministre des Sports, Roxana MARACINEANU, porte avec ce plan une politique ambitieuse et renouvelée en matière de prévention de toutes les formes de pratiques dopantes. Les campagnes de prévention menées avec les pharmaciens seront réactivées et complétées en y associant d'autres acteurs et le développement d'outils numériques pour toucher le plus grand nombre de sportifs comme leur entourage ou les professionnels de santé. Ce plan entend notamment accentuer la mobilisation des fédérations sportives par la mise en place de plans fédéraux de prévention du dopage qui devront intégrer la sensibilisation à la question des risques liés à la consommation de compléments alimentaires. Dans ce cadre, le projet de processus de labélisation de salles de remise en forme de la fédération française d'haltérophilie et de musculation prévoit notamment une sensibilisation des usagers aux risques du dopage et à la consommation de compléments alimentaires. S'agissant de la surveillance du marché des compléments alimentaires, il convient de souligner que l'organisation des contrôles de ces produits dans et en dehors des pharmacies relève de la compétence de la direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes. La ministre des sports l'encourage à cibler des contrôles sur les denrées et compléments alimentaires utilisés par les sportifs. L'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, chargé de lutter contre les trafics de produits dopants, participe aussi à empêcher l'importation de compléments contenant des substances dopantes. En revanche, le contrôle des compléments alimentaires par l'agence mondiale antidopage (AMA) ou par l'agence Française de lutte contre le dopage (AFLD) n'est prévu ni par le code mondial antidopage qui définit clairement les rôles et les responsabilités de ces deux instances ni par l'article L.232-5 du code du sport qui pose le cadre d'action de l'AFLD. Cependant, des programmes d'éducation, de prévention et de sensibilisation relatifs aux risques liés à l'usage de compléments alimentaires peuvent s'inscrire dans le cadre de leurs actions. D'autres dispositifs de prévention du dopage par les compléments alimentaires sont soutenus par le ministère. Ainsi, le ministère participe activement à l'élaboration du projet de norme européenne relative à la prévention du dopage dans le sport portant sur des bonnes pratiques de développement et de fabrication de denrées alimentaires et de compléments alimentaires pour sportifs.
La source — assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L15QE15600
↗ https://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-15600QE.htm
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