Amendement 869 (2ème Rect) au texte PRJLANR5L15BTC2454
· Tombé
Matthieu Orphelin (auteur), François-Michel Lambert (cosignataire), Paul Molac (cosignataire), Jeanine Dubié (cosignataire), Paul-André Colombani (cosignataire), Michel Castellani (cosignataire), François Pupponi (cosignataire), Jean-Félix Acquaviva (cosignataire) … 13 signataires en tout
Le présent amendement prévoit l’interdiction de mise sur le marché de produits contenant intentionnellement du microplastique. Il reprend la proposition émise par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) afin de lutter contre la pollution des microplastiques.
Selon l’ECHA, environ 36 000 tonnes par an de microplastiques sont rejetées dans l’environnement. Diverses études scientifiques analysent l’omniprésence de cette pollution et démontrent son impact sur l’environnement et la biodiversité. Ainsi, les microplastiques contaminent les sols lorsqu’ils sont utilisés dans des engrais. Ils sont charriés par les réseaux d’assaisonnement jusqu’au cours d’eau et finissent dans la mer. Particulièrement volatiles, ils emplissent également notre atmosphère.
La pollution des microplastiques perturbe, par exemple, les réseaux trophiques (chaînes alimentaires) des écosystèmes marins. En effet, les microplastiques sont le support de contaminants chimiques. Ils sont ingérés par les plus petits organismes marins (plancton, crustacés) puis remontent la chaîne alimentaire jusqu’à l’humain.
Aucune solution technique n’existe pour éviter le rejet des microplastiques dans le milieu naturel. Les particules de plastiques sont trop fines pour être capturées. Une interdiction générale apparait comme l’unique solution.
A la différence de la proposition de l’ECHA, le présent amendement ne retient pas d’exception pour les microplastiques qui seraient « biodégradables ». Les coalitions d’ONG européennes #Breakfreefromplastic et Rethink Plastic Alliance s’opposent à cette exception en ces termes : « Une telle dérogation affaiblira la restriction en continuant à autoriser le rejet de microplastiques qui contribueront à accroitre le stock présent dans l’environnement et qui donc ne doivent pas être considérés comme plus « écologiques » que les autres microplastiques. » (NGOs position for an impactful restriction of microplastics, novembre 2019).
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L15SEA717460BTC2454P0D1N869
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