Recrutement d'infirmières-conseillères de santé dans les établissements scolaires et à l'université
· Clôturée
Marie-Claude Beaudeau (auteur)
Mme Marie-Claude Beaudeau attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur la nécessité d'un recrutement important d'infirmières-conseillères de santé dans les établissements scolaires et à l'université. Elle a pris acte de l'inscription de 300 postes d'infirmières dans la loi de finances pour 1998, ce qui constitue un premier pas, venant s'ajouter aux 350 postes qui ont été créés dans le cadre du nouveau contrat pour l'école de 1994. Ce plan prévoyait la création d'un poste plein d'infirmière dans chaque établissement de plus de 500 élèves, objectif largement partagé, qui représente 3 500 postes effectifs. Elle lui demande combien d'établissements de plus de 500 élèves bénéficient actuellement de la présence d'une infirmière à temps complet. Elle lui rappelle que les infirmières ont un rôle de soins, mais aussi d'écoute et de lien social dans l'école. Plus nombreuses, elles pourraient animer des sessions d'information et de prévention sur les grands problèmes de santé des jeunes. S'agissant du cycle universitaire, elle lui fait remarquer que 254 infirmières pour 2 millions d'étudiants ne peuvent en aucun cas faire face à un état sanitaire qui se dégrade au même rythme que la situation sociale et matérielle de la jeunesse dans son entier. Elle lui rappelle à cet égard que le rapport du Haut Comité à la santé publique de 1997 établit un état des lieux alarmant, commandant des mesures exceptionnelles de la maternelle à l'université. On évalue généralement le retard cumulé en matière de recrutement à 7 500 postes d'infirmières. Elle lui demande s'il envisage une montée en puissance, année par année, du recrutement des infirmières-conseillères de santé, afin d'atteindre rapidement l'objectif d'une infirmière par établissement de plus de 500 élèves, deux lorsqu'il y a un internat, et une infirmière sur chaque site universitaire, pour 3 000 étudiants maximum, mobilisant ainsi le réseau médical, sanitaire et social de l'éducation nationale au service de la santé des jeunes.
La source —
senat_questions · nº 1010058:10246a1176d:-5c88
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