Interviews de M. Georges Marchais, secrétaire général du PCF, à RTL le 3 novembre 1993 et dans "Le Parisien" et à France-Inter le 3 décembre, sur l'élection de son successeur à la tête du PCF lors du 28e congrès.
Georges Marchais (auteur), Philippe Caloni (intervenant), Annette Ardisson (intervenant), Jean-Michel Aphatie (intervenant)
Mercredi 3 novembre 1993RTL
P. Caloni : Le prochain congrès vous verra passer la main en tant que secrétaire général du PC ?
G. Marchais : Cela fait 20 ans que j'exerce cette responsabilité et j'ai l'âge que j'ai, par conséquent il est tout à fait inutile d'épiloguer sur les raisons qui m'ont conduit à prendre cette décision. Cela ne veut pas dire que je vais rester inactif. Si les camarades pensent que je peux encore être utile, je ne me déroberai pas.
P. Caloni : Quel est le profil idéal de votre successeur ?
G. Marchais : Il y a quatre qualités qui sont absolument décisives. La capacité créative, le sens démocratique, l'indépendance de jugement et l'esprit d'équipe. Pour un premier secrétaire de parti, ce sont les quatre qualités qui sont indispensables.
P. Caloni : C'est un tournant dans l'histoire du PC ?
G. Marchais : Cela va être un événement extrêmement important. Tous les congrès sont importants mais celui-ci va l'être particulièrement. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans une période de crise grave. Il s'est passé beaucoup d'événements dans le monde. Nous avons décidé de revoir les statuts de notre parti, c'est-à-dire le fonctionnement démocratique de notre parti pour que les communistes participent de plus en plus non seulement à l'élaboration et mais aussi à la mise en œuvre de la politique de notre parti. Fondamentalement, nous sommes des communistes et nous resterons des communistes mais nous allons revoir les statuts de notre parti. Nous allons établir un nouveau programme du parti correspondant à la situation dont je parlais. Et puis, il y aura l'élection de la direction.
P. Caloni : La Une de l'Humanité ce matin, c'est "travailler moins sans baisse de salaire". Comment c'est possible ?
G. Marchais : Travailler moins sans baisse de salaire, c'est aller vers une augmentation du chômage. Nous, nous demandons de travailler moins sans baisse de salaire. Actuellement, on parle de 35 heures, on parle de 32 heures avec une baisse de salaire. Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire baisse de la consommation et baisse de la consommation, cela veut dire augmentation obligatoire du chômage. Par conséquent, l'économie a besoin d'une relance de la consommation. La productivité et les profits capitalistes énormes dont on parle peu permettent ces progrès créateurs d'emplois.
P. Caloni : Vous croyez que d'un coup de baguette magique, on va supprimer 3,2 millions de chômeurs ?
G. Marchais : On ne règle jamais rien sur un coup de baguette magique mais si on s'engageait dans un autre politique… Il faut bien admettre qu'il y a de l'argent dans ce pays. Est-ce qu'il sert à investir dans l'entreprise, pour la création d'emploi, pour la croissance ? Non. L'essentiel des profits capitalistes actuellement sert à la spéculation. Là est le drame. C'est dans cette voie-là qu'il faut s'engager pour corriger la politique qui est mise en œuvre. Il est urgent de le faire. Je ne milite pas depuis hier mais je n'ai jamais connu une offensive de l'envergure de celle de Balladur contre les acquis des travailleurs, contre les acquis de notre peuple, portant sur plusieurs décennies. C'est d'ailleurs pourquoi je me réjouis profondément de voir les luttes se développer et de voir que l'union entre les différentes organisations et notamment les organisations syndicales qui ont la responsabilité de l'organisation des luttes est en train de progresser lentement. Là est l'avenir.
Vendredi 3 décembre 1993France Inter
A. Ardisson : Quel est votre sentiment aujourd'hui ?
G. Marchais : J'ai décidé de ne pas accepter d'être reconduit à ce poste de premier dirigeant. Je reste communiste. Je vais continuer mon activité de communiste avec la volonté de contribuer à ce que la politique de renouvellement du parti, qui est engagée soit poursuivie. Notre congrès ira, je pense, dans ce sens.
A. Ardisson : Pudeur d'abord ! Rien à faire, je ne vous adresserai jamais un message personnel, sentimental…
G. Marchais : Que voulez-vous que je vous dise ?
A. Ardisson : La vérité !
G. Marchais : Mais c'est ce que je viens de vous dire !
A. Ardisson : Votre départ ne vous fait ni chaud ni froid ?
G. Marchais : Ex-secrétaire général du parti, cela veut bien dire ce que cela veut dire : cela n'a a jamais été mon but. C'est une responsabilité qu'on m'a confiée. Je serais affecté si on m'avait déchargé de ce poste sur décision des camarades pour des raisons politiques.
A. Ardisson : Je ne vous demanderai pas si vous avez une préférence pour votre succession…
G. Marchais : Personne ne peut se déclarer de moi pour soutenir quelque candidat que ce soit. Le moment venu, dans le plus grand respect de la démocratie, des règles que les communistes auront adoptées lors de leur congrès, je ferai simplement connaître mon opinion. Personne ne peut se déclarer de moi.
A. Ardisson : Quelle est la plus grande qualité ou le plus grand défaut que vous attendez dans les circonstances actuelles de votre successeur ?
G. Marchais : Le plus grand défaut serait d'accepter ce poste avec l'idée d'en tirer des intérêts personnels…
A. Ardisson : N'importe quel secrétaire général pourrait me dire cela, mais politiquement parlant ?
G. Marchais : Il doit avoir un esprit créateur pour avancer le plus loin possible. Il doit être animé d'un sens profond de la démocratie. Je ne veux pas me jeter de fleurs, mais j'ai toujours veillé au respect de la vie collective de la direction du parti. Personne ne peut me faire de reproches de ce point de vue. Mon successeur doit également avoir une indépendance de jugement. Enfin, il doit avoir un esprit d'équipe : le travail fraternel, dans la confiance.
A. Ardisson : Vous avez face à vous un gouvernement de droite qui, par rapport au GATT dit "attention, on ne va pas signer n'importe quoi !". Un ministre de l'industrie, pourtant libéral, qui dit aux gens de Renault "attention, vous ne fermez pas Chausson parce qu'il y a des emplois en cause"… Comment pouvez-vous réagir par rapport à un gouvernement de droite dont des positions ne sont pas du tout celles qu'on attend de lui idéologiquement ?
G. Marchais : La politique du gouvernement de droite n'est pas tout à fait celle que vous dites ! Effectivement, concernant Chausson, Volvo, etc. le gouvernement a été contraint de prendre en considération le mécontentement qui existe dans le pays et qui se manifeste. Les luttes se développent et commencent à se développer dans l'unité. Je n'avais pas connu cela depuis bien longtemps. Néanmoins, sur le fond, le gouvernement poursuit sa politique. Au GATT, il est à peu près certain que sur le fond on va céder aux États-Unis sur le GATT alors qu'on connaît les conséquences catastrophiques de cet accord sur le plan de l'agriculture, sur le plan culturel. D'autre part, le chômage est passé à 12 %. La politique du gouvernement est bien une politique de droite au service du grand capital financier qui poursuit sa politique de spéculation alors que le chômage augmente et que les conditions de vie de notre peuple diminuent. Et je n'évoque pas les problèmes qui touchent au logement !
3 décembre 1993Le Parisien
Marchais : "Je ne désignerai pas mon successeur"
À quelques semaines du XXVIIIe congrès du PCF, Georges Marchais détaille les conditions de sa succession à la tête de son parti. Il explique aussi pourquoi, après avoir paru soutenir la demande, les députés communistes pourraient finalement s'opposer à la demande de levée de l'immunité parlementaire de Bernard Tapie.
Le Parisien : Les statistiques viennent de révéler que douze pour cent de la population active est aujourd'hui au chômage. Que préconisez-vous face à une telle situation ?
Georges Marchais : Il faut d'abord savoir pourquoi nous en sommes là. Plus la politique de Balladur s'applique, plus les problèmes s'aggravent. Le gouvernement, toute la droite affirment que les coûts salariaux sont trop élevés. Or, les chiffres sont là : les coûts salariaux en France sont moins élevés qu'au Japon, aux États-Unis ou en Allemagne. En fait, en faisant pression sur les salaires, on diminue la consommation et les débouchés, et donc on entraîne la baisse de la production et des services. Voilà ce qui explique cette réduction d'emplois sans aucun précédent et qui touche particulièrement la jeunesse.
Si cette politique est poursuivie, l'Insee et l'OFCE prévoient entre 250 000 et 300 000 chômeurs de plus l'an prochain.
Le Parisien : Quelles solutions préconisez-vous ?
Georges Marchais : Le problème n'est pas, contrairement à ce que répète Balladur, de donner plus d'argent au grand patronat. En 1992, les entreprises françaises ont réalisé 1 224 milliards de profits.
Le Parisien : Ce chiffre est étonnant car la liste des entreprises déficitaires ne cesse de s'allonger.
Georges Marchais : Ce sont des statistiques officielles : 1 224 milliards de profits. Cet argent est injecté dans les circuits financiers au lieu de contribuer aux créations d'emploi. Il faut inciter les porteurs de capitaux à les utiliser autrement, pour l'emploi et non contre lui. Il faut relancer l'économie en donnant aux entreprises et aux consommateurs les moyens de satisfaire leurs besoins. Par exemple, le drame des SDF doit nous inciter à construire des logements, ce qui, là aussi, serait créateur d'emplois. Enfin, il faut aller vers une réduction du temps de travail, vers les trente-cinq heures hebdomadaires.
Le Parisien : Avec ou sans réduction de salaire ?
Georges Marchais : Sans diminuer les salaires. Les immenses gains de productivité de ces dernières années le permettent amplement. Les communistes l'affirment : une autre politique est possible, le chômage n'est pas fatal.
Le Parisien : Redoutez-vous une explosion sociale ?
Georges Marchais : Je n'utilise pas ce mot d'explosion. En revanche, je souhaite vivement un développement du mouvement social qui contraigne le gouvernement à changer de politique. D'ailleurs, les luttes progressent, et dans l'unité entre les organisations syndicales. Nous y contribuons pour la part qui est la nôtre.
Le Parisien : Votre prochain congrès, fin janvier, sera aussi celui de votre succession. Pour l'instant, on ne comprend pas vraiment comment les communistes vont procéder pour votre remplacement.
Georges Marchais : Tout se passera selon les règles de la démocratie. Nous ne sommes pas partisans de l'élection du premier dirigeant du PCF par un vote de tous les communistes dans le pays, parce que notre mode de fonctionnement n'est pas présidentialiste. Les communistes ne souhaitent pas donner à leur premier dirigeant les pouvoirs qu'ils contestent au président de la République. Il a naturellement un rôle à jouer et doit faire preuve de capacité créative, de sens démocratique, d'indépendance de jugement, d'esprit d'équipe et de modestie. Mais il ne dispose pas des pleins pouvoirs et le comité central peut en changer à chaque instant.
Le Parisien : On entend dire, parfois, que vous choisirez vous-même votre successeur.
Georges Marchais : C'est faux ! Pas plus lui que les autres membres de la direction ne seront désignés par moi. J'ai des idées. Pas plus. Au moment où la discussion viendra, je les donnerai.
Le Parisien : Justement, quand viendra la discussion ?
Georges Marchais : À la fin du congrès.
Le Parisien : C'est-à-dire le dernier jour du congrès.
Georges Marchais : Oui, parce qu'il faut d'abord déterminer la politique du Parti. Le PCF n'existe pas pour lui-même : il est fait pour servir les intérêts de notre peuple et de notre pays, pour aider au progrès social, à la justice, à la solidarité.
Le Parisien : Donc, d'abord la politique, ensuite les dirigeants. Le dernier jour du congrès, le nouveau comité central, qui s'appellera probablement comité national, élu par les délégués du congrès, se réunit. Comment procède-t-il pour élire les membres du bureau national, ceux du secrétariat, et donc le nouveau secrétaire général ?
Georges Marchais : Le comité national, c'est-à-dire l'instance de direction du Parti, choisira en son sein celles et ceux qu'il jugera les plus qualifiés pour exercer ces responsabilités. Il en débattra et prendra ces décisions quand il aura été lui-même élu par les représentants des adhérents du Parti au congrès.
Le Parisien : Mais comment peut-on élire des instances pour lesquelles personne n'est candidat ? Chez vous, à part Philippe Herzog cette année, mais qui n'a évidemment aucune chance d'être élu à la fonction que vous occupez actuellement, personne n'est jamais officiellement candidat.
Georges Marchais : Vous n'en savez rien.
Le Parisien : Justement, on ne sait pas comment ça fonctionne.
Georges Marchais : C'est très simple. Nous discutons pour élire le bureau national et, après, nous passons au secrétariat.
Le Parisien : Mais, par exemple, plusieurs candidats se déclarent-ils pour le même poste ?
Georges Marchais : Naturellement.
Le Parisien : Cela s'est-il déjà produit dans le passé ?
Georges Marchais : Oui. J'ai assisté à des réunions de ce type où plusieurs candidatures ont été présentées par les intéressés ou par d'autres.
Le Parisien : Vous-même avez été élu en 1972, puis réélu à sept reprises ensuite secrétaire général du PCF Dans le secret de ces réunions, y avait-il alors des candidats contre vous ?
Georges Marchais : (Il réfléchit.) Non. À chaque fois, les camarades ont pensé que je m'acquittais correctement de ma tâche et ont proposé ma réélection.
Le Parisien : Aujourd'hui, en tout cas, hormis le cas de Philippe Herzog sur lequel nous reviendrons, il n'y a pas de candidat déclaré qui veut vous succéder.
Georges Marchais : Non. Je ne sais pas qui sera candidat.
Le Parisien : Quand donc vont-ils se déclarer ?
Georges Marchais : Mais à la réunion.
Le Parisien : Le dernier jour du congrès ?
Georges Marchais : Oui.
Le Parisien : Une décision aussi importante ne sera pas connue des communistes avant le dernier jour du congrès ?
Georges Marchais : Parce que vous pensez, vous, qu'il faut mener une campagne électorale pour exercer une responsabilité ? Ça ne se passe pas ainsi au Parti communiste. Le point de dé part d'un congrès du PCF, ce sont les adhérents. Ce sont eux les maîtres du Parti. Ils se réunissent, ils discutent, ils définissent la politique de leur parti, ils élisent qui ils veulent pour dirigeants et en proposent pour les échelons suivants. Et, à chaque niveau, le même processus se reproduit, tout communiste pouvant être candidat. C'est un processus démocratique de bas en haut.
Le Parisien : Donc nous connaîtrons les candidats à votre succession seulement le dernier jour du congrès.
Georges Marchais : Bien sûr.
Le Parisien : Comprenez-vous l'étonnement que peut susciter une telle situation ?
Georges Marchais : Oui, je comprends que vous vous posiez la question et que même les communistes se la posent.
Le Parisien : Bien sûr puisqu'ils n'ont pas encore eu l'occasion de discuter de votre succession.
Georges Marchais : Mais ils ont la possibilité d'en discuter !
Le Parisien : Avec quels éléments puisque aucun candidat sérieux ne se déclare ?
Georges Marchais : Mais enfin, tout adhérent qui pense que tel ou tel est capable d'être le premier dirigeant du parti a toute possibilité de donner son avis et de faire campagne pour ce camarade.
Le Parisien : Mais personne ne le fait. Bizarre, non ?
Georges Marchais : Non, ce n'est pas bizarre parce que, en définitive, c'est beaucoup plus démocratique chez nous qu'ailleurs. Regardez le Parti socialiste et ses tendances. Ce sont les tendances – dont nous ne voulons absolument pas – qui désignent leurs dirigeants en dehors des adhérents et qui font des compromis avec les autres tendances. Chez nous, c'est l'inverse. Ce sont les militants qui désignent leurs dirigeants en toute liberté et définissent la politique du Parti. C'est précisément ce caractère démocratique de bas en haut qui fait que, à la fin du congrès, le secrétaire général est élu en toute connaissance de cause.
Le Parisien : Vous avez dit récemment, à propos de votre successeur, que vous aviez "quelques idées sur la question".
Georges Marchais : Précisément, au nom de la démocratie, je réserve mes idées pour en faire part à mes camarades le moment venu. Je donnerai mon avis, mais je voudrais bien préciser ceci : je ne vais pas désigner les dirigeants du Parti à quelque niveau que ce soit. Je n'en ai pas le pouvoir. Je n'en ai pas non plus la mentalité. J'ai mes idées, oui, mais à partir de mes idées je ne mène campagne pour personne. Ni pour ni contre.
Le Parisien : Philippe Herzog, qui est l'un de vos opposants à la direction du PCF et qui n'a de ce fait aucune chance de vous succéder, s'est porté candidat. Comment recevez-vous sa déclaration de candidature ?
Georges Marchais : Il est dans son droit. Pour que le nouveau comité national en discute, il faudra qu'il y soit élu.
Le Parisien : Souhaitez-vous qu'il le soit ?
Georges Marchais : Depuis le XXVe congrès, des camarades qui expriment des désaccords profonds siègent à la direction. Il faut travailler ensemble. Donc, oui, je souhaite qu'Herzog, mais d'autres aussi, soit élu dans nos organes de direction.
Le Parisien : Pourquoi le député représentant le PCF en commission a-t-il voté la levée de l'immunité parlementaire de Bernard Tapie ?
Georges Marchais : Parce que, quand il s'agit de dossiers touchant la vie personnelle des élus, ou de problèmes financiers, il ne faut pas que les députés bénéficient de prérogative par rapport aux autres citoyens. Ici, il s'agit de questions touchant à la gestion d'une entreprise. La justice a voulu entendre Bernard Tapie, et notre représentant à la commission a donc voté pour la levée de l'immunité parlementaire. Cependant, les députés voteront sur cette question le 7 décembre, quelques jours avant la fin de la session. Je comprends mal pourquoi nous devrions nous précipiter, puisqu'alors, l'immunité ne jouant plus, la justice pourrait convoquer normalement Bernard Tapie.
Le Parisien : Le groupe communiste à l'Assemblée nationale pourrait donc voler contre, ou s'abstenir, lors du vote du 7 décembre ?
Georges Marchais : Notre groupe n'a pas encore pris sa décision. Mais d'autres camarades pensent, comme moi, qu'il est inutile dans de telles conditions de demander la levée d'immunité parlementaire de Bernard Tapie.
Le Parisien : Vous avez dit récemment qu'un cinéaste suisse, vous sachant bientôt disponible, vous avait proposé d'apparaître dans un de ses films. Qui était ce cinéaste ?
Georges Marchais : Je ne vous le dirai pas.
Le Parisien : Une expérience cinématographique ne vous tente pas ?
Georges Marchais : Non.
Le Parisien : Pourquoi ? On a vu Gorbatchev devant la caméra de Wim Wenders.
Georges Marchais : Justement, je ne suis pas Gorbatchev.
Le Parisien : Comment faut-il comprendre cela ?
George Marchais : Je ne suis pas Gorbatchev.
Le Parisien : Après le congrès, vous siégerez toujours à l'Assemblée nationale et votre parti continuera probablement à vous occuper. Malgré tout, vous aurez sûrement davantage de temps libre qu'aujourd'hui. Qu'allez, vous en faire ?
Georges Marchais : Là aussi, j'ai plein d'idées… Tout le monde sait que j'aime voyager.
Le Parisien : Où irez-vous ?
Georges Marchais : Laissez-moi y réfléchir.
La source —
vie_publique · nº 212372
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