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23 janvier 1993 · Gouvernement · France soir · discours Discours

Article dans "France Soir" le 23 janvier et interview de Mme Véronique Neiertz, secrétaire d'État aux droits des femmes et à la consommation à Europe 1 le 3 mars 1993, sur les actions de sensibilisation aux risques d'accidents domestiques et sur les rési

Véronique Neiertz (auteur)

23 janvier 1993France Soir Véronique Neiertz : "Susciter une prise de conscience" Le secrétariat d'État à la consommation mène des actions de prévention et de sensibilisation sur les risques d'accidents domestiques. Véronique Neiertz en a expliqué le principe lors des Rencontres nationales de la sécurité domestique. Depuis 1988, chaque année, le secrétariat d'État impulse et coordonne une campagne de prévention des accidents domestiques particulièrement ciblée sur les enfants. Les principaux organismes impliqués dans la prévention des accidents, le Comité français d'éducation pour la santé, la Caisse nationale d'assurance-maladie et la MAIF sont associés à ces campagnes, au niveau national dans le comité de pilotage et au niveau local dans la réalisation de nombreuses initiatives (colloques, expositions, interventions dans les écoles…). Ces campagnes ont pour objectif de susciter une prise de conscience de l'ampleur des accidents domestiques et de provoquer les changements de comportement nécessaires à la prévention de ces accidents. Durant l'année 92, la campagne a été particulièrement ciblée sur quatre thèmes "saisonniers" : le bricolage et le jardinage, au printemps, l'eau et les loisirs, l'été ; la maison, à la rentrée ; et enfin le chauffage et l'électricité au moment de l'hiver. Mercredi 3 mars 1993Europe 1 Europe 1 : On apprend donc qu'il est plus difficile pour une femme française de se faire avorter aujourd'hui qu'il y a dix ans. V. Neiertz : Je ne suis pas absolument certaine de cette affirmation, car en dix ans le nombre des avortements ont régulièrement augmenté. En tout état de cause, il y a un très grand nombre de femmes qui habitent la France et qui vont se faire avorter à l'étranger parce qu'en général elles s'y prennent trop tard pour que le délai légal soit respecté, ensuite parce qu'un certain nombre d'hôpitaux n'appliquent pas la loi. J'ai demandé à l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception de faire une enquête sur l'application de la loi Veil sur toute la France. Cette enquête a révélé que 10 % des hôpitaux publics n'appliquaient pas la loi. Europe 1 : Et pourquoi ? V. Neiertz : Il faut leur demander. J'ai communiqué ces résultats au ministre des Affaires sociales et le ministre de la Santé en leur demandant de mettre en demeure ces hôpitaux pour leur demander d'appliquer la loi. J'attends toujours. Europe 1 : Souvent les médecins se désintéressent de l'IVG. V. Neiertz : L'attitude de l'institution hospitalière est dans le meilleur des cas indifférente et très souvent hostile. L'avortement reste mal vu et les personnels médicaux et paramédicaux des centres d'IVG sont méprisés par les autres services de l'hôpital. On a déconcentré les crédits. Chaque hôpital reçoit son enveloppe budgétaire et il la répartit en fonction de ses choix. Les moyens en hommes ou en matériel ne vont jamais aux CIVG. Depuis la loi Veil, les personnels qui exercent dans les CIVG n'ont pas de statut. De sorte qu'ils ne participent pas aux instances qui répartissent les moyens dans les hôpitaux. Ils sont supposés ne même pas exister. Ils n'ont aucune perspective de carrière. Pourquoi voulez-vous qu'ils restent dans ces CIVG ? Qui va prendre la relève de ces médecins militants qui depuis 15 ans se dévouent ? Aujourd'hui c'est un droit acquis. J'aimerais que vous invitiez B. Kouchner pour parler de ce problème. Je me heurte à un mur. Cela fait un an que je dis qu'on ne peut pas avorter en France de manière satisfaisante. La loi Veil risque de ne plus être appliquée. Europe 1 : M. Kouchner ne vous entend pas ? V. Neiertz : Je n'ai pas de réponse, même chose pour le ministre des Affaires sociales. C'est eux qu'il faut interpeller car il y a un blocage des ministères, des institutions et en particulier l'institution hospitalière. Je fais un appel puisque les médias s'intéressent enfin à cette question. Interrogez ceux qui sont responsables des décisions de la santé des femmes. Europe 1 : Qu'est-ce qui vous a frappé dans ce rapport ? V. Neiertz : Le rapport révèle que les Françaises sont plus amoureuses et qu'elles ont plus confiance en leur partenaire. Cela me plaît beaucoup.
La source — vie_publique · nº 240333
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/240333-article-dans-france-soir-le-23-janvier-et-interview-de-mme-veronique-n?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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