Interview de M. Jacques Mellick, secrétaire d'État chargé de la défense, à Europe 1 le 8 janvier 1993, sur l'action humanitaire de l'armée en faveur des sans-abris.
Jacques Mellick (auteur), Stéphane Paoli (intervenant)
S. Paoli : Qu'a fait l'armée pour les sans-abri ?
J. Mellick : L'armée a déjà répondu à Nîmes, à Vaison-La-Romaine. Elle est au Cambodge, elle est en Yougoslavie, en Somalie. L'action humanitaire, elle sait ce que c'est à la fois en France et à l'étranger. Elle est aussi sur les routes, en haute montage, sur le littoral. Aujourd'hui, il faut que chacun prenne ses responsabilités. Moi-même je suis maire. Dans ma ville, j'ai organisé, depuis de longues années déjà, l'accueil des sans-abri. Au niveau du ministère de la défense, si un soutien de ce ministère était jugé nécessaire, nous sommes bien entendu disposés à apporter notre concours. Pas forcément en ouvrant des locaux qui ne sont pas toujours adaptés à ce besoin.
S. Paoli : Est-ce que cela serait très compliqué ?
J. Mellick : Oui, c'est assez compliqué. Par contre, nous pourrions mettre à disposition, et nous l'avons déjà fait, des pouvoirs publics des matériels de couchage, des lits, des couvertures, etc. Ce que je voudrais quand même rappeler c'est que depuis le 9 décembre dernier, il y a eu un recensement des besoins qui ont été répertoriés dans un plan. Toutes les situations ont été étudiées. Le gouvernement n'a pas attendu le grand froid. Il y a eu ce « coup » de J. Lang de dire « on ouvre les lycées », mais c'est un problème surtout d'information des sans-abri qui ne savent pas les possibilités d'hébergement. Ça ce n'est pas facile à faire connaître.
La source —
vie_publique · nº 239546
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