Interviews de M. Gérard Longuet, président du PR, à Europe 1 les 5 et 30 novembre 1992, RTL et France 3 les 3 et 5 décembre, sur la rentrée politique de M. François Léotard, le débat au sein de l'opposition sur les primaires, les propositions de réforme
Gérard Longuet (auteur), Catherine Nay (intervenant), Jean-Pierre Elkabbach (intervenant), Jean-Marie Lefebvre (intervenant), Eric Cachart (intervenant)
5 novembre 1992Europe 1
C. Nay : Vous êtes né la même année que B. Clinton, cela ne vous donne pas des fourmis dans les jambes ?
G. Longuet : Honnêtement on se sent un peu minable, c'est sûr, mais Alexandre avait conquis le monde à vingt-six ans et il est mort à vingt-huit. À quarante-six ans, L. Fabius, F. Léotard, d'autres, et moi-même ne sommes plus des gamins et on attend toujours des responsabilités majeures. Mais c'est notre problème.
C. Nay : Est-ce que ça ne va pas donner un coup de vieux aux sexagénaires qui sont toujours là ?
G. Longuet : S'ils sont là, c'est qu'ils sont bons. Pourquoi Clinton a-t-il été candidat ? Parce que les vieux démocrates se sont dégonflés face à Bush. Parmi trois ou quatre petits jeunes, Clinton est sorti du rang. J'ai été investi député à trente-deux ans parce que personne ne voulait se battre dans ma circonscription. Les jeunes en politique, comme les femmes, c'est dans les cas désespérés qu'on fait appel à eux.
C. Nay : Qui dans votre génération ressemblerait le plus à Clinton ?
G. Longuet : Ce n'est pas le personnage qui compte, ce sont les circonstances. Il y a des tas de Clinton possibles dans notre pays. Kouchner à gauche, Léotard à droite, peut-être Séguin, il y a Juppé, ce sont les circonstances, qui font l'homme, ce n'est pas l'âge. Après tout, V. Giscard d'Estaing en 1974 avait quarante-huit ans, et a relevé un défi qui paraissait impossible.
C. Nay : Certains socialistes voient dans la victoire de B. Clinton le retour de leurs idées ?
G. Longuet : C'est exactement le contraire. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. G. Bush a fait 38 % des voix, et sur sa droite un candidat libéral en a fait 19 %. Si G. Bush avait maintenu la politique de Reagan, il aurait été élu. C'est parce qu'il a laissé les impôts augmenter, parce qu'il ne s'est pas impliqué dans la poursuite d'une réforme libérale de la société américaine qu'il a perdu dans ses troupes les plus fidèles qui ont préféré marquer leur désappointement en votant Perot. G. Bush a rendu un service fantastique au monde moderne, il a achevé l'éclatement du système russe et a montré clairement à un dictateur de province, S. Hussein, qu'il y avait un ordre international. Mais il ne s'est pas consacré à la vie intérieure des États-Unis.
C. Nay : Faut-il réformer la Haute Cour de justice ?
G. Longuet : Quand les socialistes sont gênés par quelque chose, ils décident de changer la Constitution. La vérité est simple : il y a une Haute Cour qui peut fonctionner à condition d'abord de la constituer. Jusqu'à présent le Président de l'Assemblée Nationale a refusé la constitution de cette Haute Cour. Qu'on fasse marcher ce qui existe et le reste suivra. On peut faire évoluer les choses mais qu'on ne se serve pas du prétexte préalable de changer la Constitution pour répondre à une demande de justice.
C. Nay : Vous ne pouvez pas reprocher aux socialistes de vouloir être enfin jugés ?
G. Longuet : Pour être jugés, ils n'ont qu‘à accepter la constitution de la Haute Cour de justice et à accepter cette épreuve de vérité qui consiste à constituer la commission d'enquête. On verra bien ce qu'il en sort. Ce n'est pas à MM. Fabius, Herve ou à Mme Dufoix de choisir leur juridiction. Il y a des institutions en France, les socialistes les bloquent. Appliquons-les et après on verra si on peut les faire évoluer.
C. Nay : Dans cette affaire, le RPR et vous-même êtes contre la réforme de la Constitution mais les centristes sont pour ?
G. Longuet : Les trois groupes de l'opposition à l'Assemblée sont d'accord sur une idée simple, c'est qu'il faut d'abord faire fonctionner la Haute Cour puisqu'elle existe. Ensuite, on a le droit de ne pas marcher au canon et de ne pas être complètement uniforme.
C. Nay : Qu'en est-il de la rentrée politique de F. Léotard ?
G. Longuet : L'avocat de F. Léotard va porter plainte pour violation du secret de l'instruction tant pour le journal Le Monde que pour le journal L'Express. Les documents qui ont été publiés sont des commentaires tronqués, sortis de différents éléments et vraisemblablement rassemblés par les plaignants. Cela ne correspond en rien au jugement de l'expert. C'est tellement vrai que nous avons décidé, nous aussi, de violer le secret de l'instruction en rendant publique la totalité du rapport d'expertise et l'on s'apercevra que le journal le Monde s'est prêté à une combinaison en ne présentant que les éléments défavorables à F. Léotard.
C. Nay : La grande fête du PR prévue pour le 5 décembre est toujours programmée ?
G. Longuet : Ce n'est une fête, c'est le Conseil national. Je suis patron d'un parti politique, nous vivons avec des institutions, je les respecte. Il y a aura un Conseil national le 5 décembre, et je serai candidat à ma propre succession à la tête du parti Républicain.
C. Nay : Et F. Léotard aura un non-lieu…
G. Longuet : F. Léotard est en permanence le bienvenu dans nos instances.
30 novembre 1992Europe 1
J.-P. Elkabbach : Le Président de la République ouvre le chantier de la réforme des institutions, acceptez-vous de toucher à la Constitution de la Cinquième République ?
G. Longuet : C'est un beau et vrai sujet qui arrive malheureusement bien trop tard à l'ordre du jour du deuxième septennat de F. Mitterrand. II l'aurait fait en 1988, nous aurions dit banco, on se donne deux ans de réflexion et on met en œuvre. La France est trop concentrée, les pouvoirs du Président excessifs, et la France trop conflictuelle. Il y a beaucoup de choses à faire ? Mais je me demande si, à trois mois des législatives, c'est ce qu'attendent nos compatriotes. Le Président Mitterrand manque d'autorité aujourd'hui pour conduire cette réforme.
J.-P. Elkabbach : Il l'avait promise le 9 novembre 1991, et répond ainsi à V. Giscard d'Estaing qui le lui demandait ?
G. Longuet : Il l'avait surtout promise dans les 110 propositions de 1981, il avait promis le quinquennat. Il a eu douze ans pour y réfléchir, aujourd'hui il donne le sentiment de jouer les prolongations. Mais c'est un sujet qui mérite d'être débattu.
J.-P. Elkabbach : Vous acceptez de réfléchir au projet ?
G. Longuet : Je trouve cela choquant. On est en droit, nous Français, d'attendre un projet précis qui s'articule en un texte soumis au Parlement et non pas à un vague groupe de travail. Je souhaite que l'Assemblée et le Sénat soient saisis d'un texte. Si nous sommes saisis d'un texte, nous en discuterons mais si nous sommes saisis d'une invitation à un "comité Théodule", ce n'est pas d'actualité. On veut plus précis, plus immédiat.
J.-P. Elkabbach : Vous aborderez ce problème de la réforme des institutions à partir d'avril, mai 1993 avec ou sans F. Mitterrand ?
G. Longuet : L'opposition qui a l'ambition de gouverner la France doit avoir de toute façon une réflexion constitutionnelle. On ne peut pas garder nos institutions sans les adapter à un pays qui a changé.
J.-P. Elkabbach : Est-ce qu'il y aura une réponse commune de l'opposition ?
G. Longuet : C'est un des sujets sur lesquels nous pouvons être divisés. C'est sans doute la raison pour laquelle F. Mitterrand en parle aujourd'hui à trois mois des élections. Je le prends au mot, qu'il nous présente un texte et on jugera !
J.-P. Elkabbach : Le non de l'opposition à la déclaration du gouvernement sur le GATT n'était-ce pas une erreur ?
G. Longuet : Nos amis agriculteurs n'ont pas compris du tout. On s'est fait engueuler, mais on a répondu que ce gouvernement est invraisemblable. C'est quand il met la voiture dans le fossé qu'il vient nous demander de l'aider à en sortir. Les négociations du GATT ont commencé en 1985, elles se sont prolongées depuis 1988, à aucun moment un ministre du Commerce Extérieur ou de l'Économie n'est venu voir les dirigeants de l'opposition en disant ça va être très dur, on a besoin de vous.
J.-P. Elkabbach : Les agriculteurs européens vont manifester à Strasbourg, y aura-t-il une délégation d'élus de l'opposition à leurs côtés ?
G. Longuet : Il y aura des agriculteurs de l'opposition élus. Je respecte l'indépendance des professionnels et c'est à eux de choisir s'ils nous invitent.
J.-P. Elkabbach : On nous dit qu'il n'est pas irréaliste de renégocier avec les Américains ce qui a été le protocole d'accord de Washington ?
G. Longuet : C'est indispensable, simplement il faut comprendre que lorsque vous négociez avec les Américains, vous ne saucissonnez pas les thèmes de négociation. L'agriculture est le sujet le plus difficile. À accepter d'avoir isolé l'agriculture dans la négociation, le gouvernement a pris un risque considérable qu'il paie, celui de faire de l'agriculture européenne le bouc-émissaire. Il faut globaliser, comme cela on peut essayer de défendre notre PAC. Si le gouvernement y parvient, tant mieux.
J.-P. Elkabbach : Regrettez-vous votre réaction à la déclaration de P. Bérégovoy ?
G. Longuet : Pas du tout. II faut prendre ses responsabilités. On est fatigué de ces ministres qui ne sont jamais responsables de rien. Le gouvernement depuis 1988 a mal négocié le GATT, il faut assumer. S'il nous tend la main sur quelque chose de précis, pourquoi pas, mais d'abord le constat d'échec.
J.-P. Elkabbach : Samedi a lieu le Conseil national du PR, serez-vous candidat à votre succession ?
G. Longuet : Oui, jusqu'aux législatives. Je demande d'aller jusqu'au bout de la bataille des législatives.
J.-P. Elkabbach : Confirmez-vous le retour de F. Léotard ?
G. Longuet : Oui, sous la forme qui est la sienne. Un homme d'idées, de projets d'émotion. Lisez "La Place de la République", son livre. Peu de personnalités en France sont capables d'écrire un livre pareil. Il a une singularité, c'est qu'il est le seul dans sa génération à parler de la France de manière aussi forte.
J.-P. Elkabbach : Vous ne voyez pas F. Léotard candidat des primaires ?
G. Longuet : Dans l'immédiat, ce n'est pas le problème. Le problème des Français est de savoir ce que va devenir leur pays, or F. Léotard leur parle de la France comme on leur en a peu parlé depuis longtemps.
J.-P. Elkabbach : Soupçonnez-vous F. Mitterrand ou les dirigeants actuels de quelques faiblesses à l'égard de Vichy ?
G. Longuet : On voit les choses différemment selon la génération à laquelle on appartient. J'ai la chance, comme l'immense majorité des Français, d'appartenir à une génération qui peut être plus libre pour essayer de comprendre ce qui s'est passé. Il y a eu un naufrage collectif dans des circonstances qui ont dépassé les dirigeants. Déclencher et perdre une guerre créent un climat dont on n'est pas sûr qu'aujourd'hui on serait capable de le maîtriser plus intelligemment, alors soyons modestes vis-à-vis de circonstances qui nous dépassent.
J.-P. Elkabbach : Quel geste fera l'opposition quand elle gouvernera pour condamner Vichy et marquer son soutien à la communauté juive ?
G. Longuet : Le geste, c'est peut-être de souhaiter que définitivement, en Europe et en méditerranée – puisque le problème est posé –, la communauté juive soit certaine que la république sera toujours ce qu'elle a été, protectrice, bienveillante et surtout que nous avons besoin de tout le monde pour faire la république française.
3 décembre 1992RTL
J.-M. Lefèvre : Pourquoi F. Léotard participera-t-il au Conseil national du PR alors qu'il avait dit qu'il ferait son retour en cas de non-lieu ?
G. Longuet : Je le lui ai demandé parce qu'il est notre ami et compagnon. Il vient de parler de la France dans des termes que nous n'entendions plus à travers un ouvrage tout à fait brillant. C'est l'auteur de "Place de la République" que j'ai invité. Il a fait un choix personnel qui procède sans doute du fait qu'après six mois d'enquête minutieuse, la justice a parfaitement le temps maintenant de s'exprimer en toute liberté et qu'il redevient libre de son expression.
J.-M. Lefèvre : Il y a toujours certaines divergences entre le RPR et vous quant au nombre des primaires.
G. Longuet : Si l'opposition veut donner l'image d'une force rassemblée mûre et responsable, nous devons présenter des candidatures communes dans l'immense majorité des cas. Si le RPR et UDF veulent avoir confiance en eux-mêmes, ils doivent être capables de se partager les responsabilités sans vouloir s'éliminer les uns les autres. La candidature commune est la certitude que nous sommes capables de nous entendre, même si, je le sais mieux que personne, sur le terrain, cela fait des grincements de dents.
J.-M. Lefèvre : L'élection de mars est-elle jouée ?G. Longuet : Rien n'est jamais joué avant le deuxième tour des élections. Effectivement, le PS est en chute libre. Comment pourrait-il en être autrement ? Ce qu'il faut à l'opposition, c'est une victoire très large, une victoire dissuasive. L'alternance s'organise en deux étapes : une étape législative puis présidentielle. Puis la première étape est claire, nette, sans ambiguïté, plus la seconde sera facile à préparer.
J.-M. Lefèvre : Vous maintenez votre position sur les réformes constitutionnelles et la composition du comité consultatif ?
G. Longuet : Oui. La formule "Comité Théodule" me paraît parfaitement justifiée. F. Mitterrand est un homme qui a l'expérience de la République. II n'avait pas besoin, au terme de douze ans de responsabilités présidentielles, d'un comité de professeurs, tous éminents, mais peu responsables de la vie constitutionnelle de tous les jours. Il n'avait qu'à présenter son projet à partir de ses réflexions après 12 ans de responsabilités. On a le sentiment que ce comité n'intervient que pour compliquer le débat sans être en mesure de présenter des mesures immédiates. En plus, les règles du jeu n'étant pas inintéressantes, comment voulez-vous qu'une Assemblée qui s'achève puisse se décider et qu'une Assemblée nouvelle accepte des règles qui lui soient transmises par l'ancienne majorité ? C'est certainement trop tard, trop tôt si nous devons reprendre l'initiative constitutionnelle qui mériterait des aménagements.
5 décembre 1992France 3
E. Cachart : F. Léotard a tenu un discours de présidentiable, de nature à contrarier d'autres présidentiables de l'UDF ?
G. Longuet : Non, c'est un discours de qualité, et plus la vie politique française s'enrichit d'hommes de qualité, on ne peut que s'en réjouir. En tout cas pour nous au PR, un Léotard en pleine forme, c'est un atout supplémentaire.
E. Cachart : F. Léotard accepte le principe de la cohabitation, il annonce une sorte de pré-programme avec la nécessité de donner un renouveau à l'État ? Vous êtes d'accord pour la cohabitation ?
G. Longuet : La Constitution, rien que la Constitution, toute la Constitution : nous allons nous battre devant les électeurs pour nous faire élire députés, et pour avoir une très large majorité. Je souhaite que cette majorité ait un caractère de dissuasion, et que nous puissions accélérer l'alternance présidentielle. Mais la réponse appartient librement au seul Président de la République. S'il estime que son mandat est de sept ans, il a parfaitement le droit, et personne ne le lui contestera, de rester. Simplement, les députés qui seront élus le seront par une majorité d'électeurs : ceux-là voudront gouverner et assumer leurs responsabilités. Et ils n'entendront pas concéder leurs pouvoirs et responsabilités. La Constitution permet à une majorité issue du Parlement, si le Président entend rester, d'exprimer la force de la nouvelle majorité dans l'opinion.
E. Cachart : La volonté de redonner à l'État un rôle fort est en contradiction avec le discours libéral ?
G. Longuet : C'est exact, ça peut paraître surprenant. Après douze ans de socialisme, le plus frappant, c'est la dégradation du service public, de sa dignité. Le principe "responsable mais pas coupable" généralisé dans toute l'administration française donne une impression de démobilisation, de démotivation. On a le sentiment qu'on ne peut plus avoir confiance dans cet État, en matière de sécurité, de justice, de lutte contre l'immigration. Cet État coûte de plus en plus cher, et apporte de moins en moins de satisfaction. Notre rôle sera certainement de réfléchir pour relancer l'État, car notre pays s'est bâti autour de son État, de son administration. Nous en avons la fierté, à condition qu'elle accepte un petit effort de productivité et d'organisation.
E. Cachart : Faites-vous aussi le distinguo entre L. Fabius et les autres ?
G. Longuet : Très honnêtement, je ne suis pas suffisamment compétent, et je souhaiterais que la commission d'enquête puisse s'exprimer.
E. Cachart : Pensez-vous que F. Léotard puisse incarner le symbole de rajeunissement attribué à Clinton aux États-Unis ?
G. Longuet : C'est certainement dans notre génération la personnalité la plus éclatante, celle qui a le plus de charisme, de la personnalité. Le moment venu, il aura ma préférence naturellement. Je souhaite que l'opposition gagne les élections présidentielles, et mon comportement de chef de parti sera de faire en sorte qu'à tout moment, mon attitude, celle de mes amis, favorise la victoire d'un homme issu de notre famille. Je n'ai pas du tout l'esprit partisan : ce que je souhaite, c'est que la France ait un Président à l'image de cette majorité que nous préparons aux législatives. Que le meilleur l'emporte, et je ne voudrais pas ouvrir aujourd'hui la guerre des personnalités, des talents, ni des générations. Le problème ne se pose pas en ces termes. C'est une affaire de personnalité, d'équipe, de projet.
E. Cachart : N. Sarkozy réagit…
G. Longuet : Il est extraordinaire. Dès que quelque chose bouge dans l'actualité, on voit Nicolas sortir de son placard, bondir tel le diable de sa boîte, et s'exprimer.
E. Cachart : Il dit que les primaires pour les présidentielles sont indispensables. Léotard a dit clairement qu'il considérait le premier tour du scrutin suffisant.
G. Longuet : Soyons clairs. François a toujours été réservé sur les primaires. Il a déclaré, il y a quelques mois, que si elles étaient loyales et transparentes, il accepterait de s'y soumettre. Il n'a rien à retirer, rien à ajouter de cette déclaration. Sa préférence est la Constitution. Si la procédure est loyale et transparente, il accepte de la prendre en considération. Entre nous, s'il y avait une personnalité de l'opposition dont l'évidente nécessité apparaissait, il n'y aurait pas besoin de primaires. Si nous avons cette réflexion sur les primaires, c'est qu'on est en train de réfléchir. Il y a trois ans pour décanter les talents, c'est suffisant. Si rien ne se décante, on demandera aux électeurs de droite de choisir le meilleur candidat possible.
La source —
vie_publique · nº 240205
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