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16 octobre 1992 · Partis · La Lettre de la Nation Magazine · discours Discours

Article de M. Alain Juppé, secrétaire général du RPR, dans "La lettre de la nation Magazine" du 23 octobre, intitulé "Port-Marly, la réforme et les primaires", et interviews dans "Le Figaro" du 16 octobre, "Paris-Match" du 12 novembre 1992, sur les relat

Alain Juppé (auteur), Michel Chamard (intervenant), Thierry Portes (intervenant), Laurence Masurel (intervenant), Valérie Massonneau (intervenant)

16 octobre 1992Le Figaro C'est à Port Mary (Yvelines), ce week-end, lors de la dixième université des jeunes RPR, que le mouvement gaulliste, autour de Jacques Chirac, lancera sa campagne pour les législatives. "90 % de nos candidats sont désignés", déclare dans nos colonnes Alain Juppé. Le Figaro : La page du référendum sur Maastricht – épisode douloureux pour le RPR – est-elle tournée ? Alain Juppé : Comme d'habitude, on a annoncé la cassure du mouvement gaulliste. Évidemment, la cassure n'a pas eu lieu et n'aura pas lieu. Le lendemain du référendum, sous le coup de l'émotion, il y a bien eu quelques turbulences. Notre conseil national a calmé le jeu. J'ai depuis constaté, au cours des quelques visites que j'ai effectuées en province, qu'il n'y a plus de traces de ce débat. Aujourd'hui, le mouvement est en état de marche, et la page du référendum est tournée. Le Figaro : Comment avez-vous perçu l'attitude de Charles Pasqua et de Philippe Séguin le soir du référendum et les jours qui ont suivi ? Alain Juppé : Le score du "non" était élevé, et il est normal qu'il ait exacerbé les enthousiasmes. Mais, une fois les passions retombées, les enjeux sont apparus clairement. Était-il raisonnable de prendre le risque – personne n'avait cette idée en tête – de casser le mouvement à six mois des élections législatives ? Peut-on se permettre des états d'âme quand on voit le pays s'enfoncer petit à petit dans le marasme ? La réponse s'est imposée d'elle-même. Le Figaro : Le durcissement des positions de certains responsables de l'UDF vis-à-vis du RPR ne traduisait-il pas l'impression de faiblesse que donnait le mouvement gaulliste ? Alain Juppé : Certains se sont réjouis un peu tôt, mais je n'attache pas une importance exagérée à ce type de manifestation. Vous savez bien que l'UDF ne refait jamais aussi bien son unité qu'en s'opposant au RPR. D'ailleurs, pourquoi le cacher : c'est vrai que la compétition entre le RPR et l'UDF existe, chacun souhaitant que sa famille politique soit la plus importante dans la future majorité. Cela prouve combien ceux qui prônaient la constitution d'une formation unique étaient éloignés des réalités. Maintenant, il faut savoir si cette compétition sera loyale, avec une règle du jeu clairement définie en commun, ou si ce sera la foire d'empoigne. Comme j'exclus cette seconde hypothèse, je souhaite que cette règle du jeu soit établie le plus vite possible. Le Figaro : Quels sont, selon vous, les points essentiels de cette règle du jeu entre le RPR et l'UDF ? Alain Juppé : D'abord, l'affirmation que nous sommes décidés à gouverner ensemble. Ensuite, une plate-forme de gouvernement, pour dire ce que nous allons faire. En troisième lieu, un accord de désistement au second tour des élections législatives pour le candidat de l'opposition le mieux placé, en cas de primaire. Enfin, un accord sur les primaires présidentielles, accord qui mérite d'être concrétisé et officialisé. Si cette règle du jeu est mise au point et publiée dans les prochains jours, il y aura un grand nombre de candidatures communes et quelques dizaines de primaires aux législatives. Et tout se passera bien. Le Figaro : On parle généralement de cent ou cent cinquante primaires ? Alain Juppé : Aurons-nous quatre-vingts ou cent primaires ? Nous verrons bien… Les primaires n'ont un sens que quand elles sont organisées, quand elles ne remettent pas en question la victoire et qu'elles ne rendent pas un tiers arbitre. S'il y a un risque majeur de voir élire un représentant du Front national ou un sous-marin du parti socialiste – Vert ou Génération écologie – ou si, parmi les deux candidats de l'UDF où du RPR, l'un s'impose vraiment, nous devons éviter de faire une primaire. En revanche, lorsqu'il n'y a aucun risque, pourquoi rejeter a priori ce processus démocratique qui permet aux électeurs d'exprimer leurs préférences ? Il est des cas où l'efficacité peut recommander de laisser les électeurs arbitrer. Le Figaro : Sur ces dossiers, où en sont les négociations RPR-UDF ? Alain Juppé : J'ai écrit à François Bayrou, il y a une dizaine de jours, et je me suis entretenu avec fui. Il y a pour l'instant un accord de principe. Il faut maintenant le formaliser. Le Figaro : Un calendrier a-t-il été décidé ? Alain Juppé : Pas pour l'instant. Le Figaro : Quel est le calendrier du RPR ? Alain Juppé : Nous avons bouclé hier nos investitures, et 50 % de nos candidats sont désignés. Quant à notre projet, il sera arrêté à la mi-novembre, il faut donc que, avant la fin de l'année, nous ayons avec l'UDF officialisé l'accord sur les primaires présidentielles, que les neuf sages chargés de contrôler ce système soient désignés, de même que les membres du comité d'organisation. Notre plate-forme de gouvernement devrait être rédigée et publiée. Enfin, du 15 novembre au 20 décembre, le problème des investitures devrait être réglé. Le Figaro : Sur l'Europe, des incompatibilités entre l'UDF et le RPR sont à prévoir. Alain Juppé : Concernant la politique européenne, je pense que les fédéralistes convaincus, ceux qui veulent vraiment substituer à la Communauté européenne les États unis d'Europe, sont tout à fait minoritaires, s'ils existent encore depuis le référendum. Quoi qu'il en soit, nous n'avons pas à proposer un programme pour l'an 2010, mais un programme de législature pour les cinq années qui viennent. Mieux définir en Europe le principe de subsidiarité et sa sanction, aller plus avant dans la démocratisation des institutions communautaires, élargir la Communauté, adapter l'union économique et monétaire qui ne se fera pas dans les conditions prévues trop précisément par le traité de Maastricht, ne pas obérer les efforts de redressement national par un budget de la Communauté trop lourd. Voilà quelques sujets autour desquels nous pouvons bâtir une plate-forme de gouvernement RPR-UDF. Le Figaro : Et sur la régionalisation, dont l'UDF semble vouloir faire un cheval de bataille ? Alain Juppé : Nous sommes favorables à une poursuite de la régionalisation, dès lors qu'elle ne porte pas atteinte à l'existence de l'État, qui est le foyer de rassemblement de la nation française. On voit bien aujourd'hui que, si l'État se désengage trop, le risque est grand que les régions riches construisent de très bonnes universités, de nouvelles autoroutes où de nouvelles liaisons TGV, tandis que les régions pauvres ne feront rien de tout cela. J'imagine que l'UDF est également sensible à cet élément de justice et de solidarité entre les Français. On peut toutefois aller plus loin dans la régionalisation. Je suis, pour ma part favorable à une réforme de la loi électorale régionale, pour donner plus de consistance et d'équilibre à cette collectivité. Le Figaro : Considérez-vous que, dans l'hypothèse d'un prochain gouvernement de cohabitation, le dossier européen devra être entre les mains du Premier ministre ? Alain Juppé : Le gouvernement conduit et détermine que de la nation, dit la Constitution. Dans l'hypothèse d'une cohabitation, il est bien évident qu'il faudrait définir très clairement le partage des rôles et que le gouvernement devrait être le maître du jeu. Le Figaro : En clair, vous souhaitez que le Premier ministre d'une cohabitation débutant en 1993 ait plus de pouvoir que le Premier ministre de la cohabitation de 1988 à 1988, période où il était entendu que la politique étrangère était du domaine réservé du président de la République… Alain Juppé : Il n'y avait aucun accord de ce type en 1986. Il était seulement entendu que le gouvernement gouvernerait. Mais M. Mitterrand nous a mis, en toute circonstance, sur tous les sujets, et pas seulement on politique étrangère, le maximum de bâtons dans les roues. Si nous allons cohabiter, ce qui mérite d'être discuté, il ne faudra pas la prochaine fois se laisser mettre des bâtons dans les roues. S'il y en à, il faudra prendre les Français à témoins. Le Figaro : Remettez-vous en question le principe de la cohabitation ? Alain Juppé : Je ne tranche pas ce débat de manière définitive, je m'interroge. La situation économique, sociale et morale, du pays est plus grave en 1992 qu'en 1988. Redresser cette situation demandera du temps et une certaine convergence de volonté, il est évident que la cohabitation ne donne ni l'un ni l'autre. Le Figaro : Nous avons reçu mandat du peuple de gouverner. Tel était, en 1986, l'argument justifiant la cohabitation. Quel pourrai être aujourd'hui l'argument pour ne pas cohabiter ? Alain Juppé : L'expérience ! Elle nous a montré qu'un président de la République, même s'il est usé, garde une faculté de nuire importante Si on nous empêche d'exercer le mandat que le peuple nous a donné, la question de la cohabitation sera posée. Évidemment, cette question devra être traitée au sein de l'union de l'opposition. Le Figaro : Tout le monde est-il sur la même ligne ? Alain Juppé : C'est un sujet sur lequel il faut réfléchir au sein du RPR, puis avec l'UDF. Le Figaro : Quelle sera la marge de manœuvre d'un gouvernement, qu'il soit ou non de cohabitation, dans une situation que vous qualifiez de "catastrophique" ? Alain Juppé : Voilà pourquoi il faut s'interroger sur la cohabitation Nous aurons à construire une politique de redressement dont les effets ne viendront pas vite. Si, après avoir mené une bonne politique entre 1986 et 1988, nous avons perdu l'élection présidentielle, c'est parce que l'opposition était divisée, mais aussi parce que les résultats de notre politique n'ont commencé à apparaitre qu'à la fin du premier trimestre de 1988. C'est à ce moment-là que la croissance a commencé à repartir, que les créations d'emplois sont intervenues, c'est à cette date que les acteurs économiques ont commencé à dire : cela va mieux. Eh bien, la prochaine fois, ce sera sans doute plus long. Qu'il s'agisse du budget de l'État, des comptes sociaux, du niveau de l'activité économique, tous les paramètres sont dans le rouge, et il nous faudra beaucoup de temps pour redresser la situation. Il y aura des mesures difficiles à prendre. Le défi qui nous est lancé, c'est de refuser la démagogie, de proposer une politique de redressement tout en marquant très nettement notre différence avec la politique actuelle. Pas question de faire du Bérégovoy sans Bérégovoy. Je reconnais que le message est difficile à faire passer. Le Figaro : Ne risquez-vous pas en deux ans d'obérer une éventuelle victoire à l'élection présidentielle ? Alain Juppé : Quelle est l'autre possibilité ? Continuer à laisser croitre le déficit budgétaire, à laisser gaspiller l'argent public ? Maintenant une politique d'immobilisme, qui étouffe l'investissement, la consommation, la construction de logements ? Nous ne pouvons l'accepter ! Il faut changer. Ce sera difficile, et c'est pourquoi nous en prévenons les Français. Mais c'est jouable, parce que, si nous gagnons largement les élections législatives, comme l'indiquent tous les sondages, la donne politique sera différente. Trois cents où trois cent cinquante députés RPR-UDF à l'Assemblée nationale, cela créera un changement et un choc psychologique. Ce sera le talent du gouvernement, si nous allons au gouvernement, d'exploiter ce choc psychologique pour relancer la machine. Le Figaro : Ne craignez-vous pas un retour de bâton ? Alain Juppé : Les gens attendent beaucoup. Je le répète : nous devons nous interdire dans cette campagne la moindre démagogie. D'abord, nous ne serions pas crus avant les élections, parce que l'électorat a mûri. Et si dans les six mois qui suivent le retour au pouvoir, nous ne sommes pas parvenus à concrétiser certains de nos engagements, cela ira très mal. Le choc en retour sera sévère. Le Figaro : Les investitures RPR-UDF n'étant pas closes, avez-vous intérêt à déposer une motion de censure ? Alain Juppé : Ce n'est pas une question de tactique, mais de morale politique. Comment aujourd'hui ne pas censurer un Gouvernement qui est en train de conduire une politique tout à fait aberrante ? Si nous ne censurons pas le gouvernement, alors rentrons tout de suite chez nous pour planter nos choux. Le Figaro : Alain Carignon exprimait dernièrement dans nos colonnes le souhait de voir des désistements en faveur de candidats écologistes au second tour des prochaines législatives. C'est un vœu personnel ou est-il partagé par la direction du RPR ? Alain Juppé : C'est une hypothèse à envisager. Je suis prêt au dialogue avec les écologistes Mais, attention, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs et se répartir les postes avant de savoir ce que l'on veut faire. Si on arrive à se mettre d'accord sur l'essentiel, chacun gardant sa différence, peut penser à des accords éventuels. 23 octobre 1992La lettre de la Nation Magazine Port-Marly, la réforme et les primaires, par Alain Juppé Le métro à six heures du soir Le Rassemblement des jeunes qui s'est tenu ce week-end Port-Marly a été un grand succès. Pour écouter tous les responsables de notre mouvement et réfléchir ensemble aux problèmes du pays, plus de 2 000 jeunes venant de tous les coins de France s'étaient réunis. Les regardant, je pensais, non sans fierté, que nous sommes, sans conteste, le seul mouvement politique français à être capable de réunir autant de jeunes Françaises et Français pour parler de politique (et non pour écouter de la musique comme dans les concerts de SOS-Racisme !) Notre mouvement reste un rassemblement populaire, le premier parti de masse de France. C'est encore très largement "le métro à six heures du soir" qu'évoquait André Malraux. La réforme maintenant En lançant une grande campagne d'affichage commerciale sur le thème de la réforme, le Rassemblement entend exprimer sa révolte à l'égard de l'immobilisme et de la résignation qui se répandent à tous les niveaux de la vie politique. Les ministres socialistes entonnent en permanence le grand air de l'impuissance. Le chœur des médias reprend à l'unisson ce refrain entretenant la mode détestable qui consiste, sur tous les sujets, à empiler les objections à toute proposition nouvelle, à toute démarche différente de celle qui consiste à justifier le conservatisme par la fatalité. Le but de notre campagne est de dénoncer ces alibis faciles et de dire aux Français qu'il y a une autre politique à mener pour qu'il y ait demain moins de chômage, moins d'impôts, moins d'insécurité, moins d'injustice. De dire, également, qu'il y a. dans nos rangs, des hommes prêts à prendre les décisions courageuses pour qu'enfin la France change et s'arrache à sa mélancolie. Union : la parole donnée Nous avons mis trois ans, de 1988 à 1991, à convaincre l'ensemble des responsables de l'opposition d'accepter un système destiné à départager démocratiquement nos candidats à l'élection présidentielle de 1995. Le 26 juin 1991, Jacques Chirac, Valéry Giscard d'Estaing et tous les responsables des formations membres de l'UPF, ont solennellement signé la charte prévoyant – en détail – l'organisation des "primaires à la française" qu'avait proposée Charles Pasqua. Aujourd'hui, des déclarations émanant de dirigeants de l'UDF pourraient laisser penser qu'il existe dans l'esprit de certains la volonté de revenir sur cet accord au moment où nous devrions au contraire mettre en œuvre son application pratique. Ce serait une erreur profonde qui décevrait gravement l'ensemble de notre électorat au montent où il attend de notre part un surcroit de cohésion et de cohérence. L'union de l'opposition est une nécessité qui n'exclut pas, entre les différentes formations, une marge de concurrence loyale mais qui, lorsque les intérêts essentiels sont en jeu, doit s'appliquer sans défaillance. C'est bien là, le rôle et l'enjeu des primaires présidentielles. Chacun, au-delà de son intérêt personnel, doit le comprendre. Alain Juppé 12 novembre 1992Paris Match Paris Match : Dans quel état se trouve le RPR après la dernière polémique sur le franc lancée par Pasqua et Séguin ? Alain Juppé : Le RPR va bien, il est en bon état de marche. Le référendum de Maastricht n'a pas laissé de trace chez nos militants. Mais voici qu'un nouveau débat surgit entre nous : quelle politique économique faudrait-il mettre en œuvre une fois que l'opposition aura gagné les législatives ? Paris Match : Lorsque Pasqua et Séguin ont présenté leur programme social comportant cette idée, vous avaient-ils prévenu ? Alain Juppé : Oui. Je pensais que nous pourrions en discuter tranquillement. Je trouve regrettable que Pasqua et Séguin aient préconisé publiquement la dévaluation du franc juste avant les élections législatives. Nous allons finir par sauver les socialistes ! J'imagine très bien M. Bérégovoy expliquant à l'opinion que nous allons provoquer une crise du franc. Il faut arrêter cette polémique absurde. Nous devons nous entendre, demander certes une baisse des taux d'intérêt, mais la recherche d'abord en réduisant le déficit et l'endettement de l'État, ensuite en prenant une initiative concertée de la relance de la croissance avec les Allemands. Seuls, cela n'a pas de sens. Paris Match : L'unité du RPR est-elle de nouveau en péril ? Alain Juppé : Nous ne pouvons aller aux élections législatives avec une partie de l'état-major du RPR qui prône une politique économique et une autre qui en recommande une différente. Ce débat nous affaiblit. Nous gâchons nos chances plutôt que de recueillir les fruits de la déroute socialiste. Je lance donc un appel au RPR pour qu'il se ressaisisse. Mais je lance aussi un appel à l'union de l'opposition. Veut-on, oui ou non, un seul candidat à la présidentielle ? J'attends qu'on me réponde précisément. Paris Match : Les primaires sont une pomme de discorde entre le RPR et l'UDF. Croyez-vous vraiment que ces primaires auront lieu ? Alain Juppé : Je le souhaite, comme le souhaite la majorité des Français. J'ai fait des propositions concrètes à l'UDF, et je n'obtiens aucune réponse claire. Paris Match : Mais pourquoi voulez-vous à tout prix organiser des primaires avant la fin de l'année ? Alain Juppé : M. Giscard d'Estaing a laissé entendre que l'élection présidentielle pourrait avoir lieu dans les six mois. Nous devons donc nous organiser dès maintenant et dire sans ambiguïté ce que nous ferons dans cette hypothèse. Il existe une solution simple : faire appel à un collège d'élus. Si l'UDF en a une autre à proposer, le suis prêt à l'accepter. Mais si aucune réponse ne vient, si l'UDF se résigne par conséquent à avoir deux ou plusieurs candidats de l'actuelle opposition au premier tour de la présidentielle, comment peut-elle alors réclamer un candidat unique dans chacune des 577 circonscriptions législatives ? Paris Match : Vous préparez un "projet de réformes". Conviendra-t-il à Pasqua et Séguin… et à l'UDF ? Alain Juppé : L'état-major du RPR s'est réuni ce jeudi matin, pendant trois heures, pour l'examiner. À part le problème de la monnaie, nous sommes d'accord sur l'essentiel. Ce texte de trente pages comprend douze engagements immédiats. Avec l'UDF, nous pouvons nous entendre en un mois pour mettre au point une plate-forme de gouvernement.
La source — vie_publique · nº 239673
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/239673-article-de-m-alain-juppe-secretaire-general-du-rpr-dans-la-lettre-de?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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