Communiqué du ministère des affaires étrangères, en date du 1er décembre 1990, sur la situation au Tchad.
Le Gouvernement français a suivi avec attention les développements de la crise tchadienne sans se départir d'une stricte neutralité à l'égard des différentes parties en cause.- Le Président de l'Assemblée nationale tchadienne, M. Alingue, seule autorité légale présente à N'Djamena dans les circonstances actuelles, a manifesté publiquement sa volonté de rechercher avec M. Idriss Deby "une solution acceptable pour tous". Il a d'autre part lancé un appel à la France afin qu'elle contribue au retour à la paix civile.- Soucieuse de répondre à cet appel, et comme l'a indiqué en début d'après-midi le porte-parole de l'Elysée, la France a envoyé au Tchad une mission d'information et d'évaluation dirigée par le Préfet Steinmetz, directeur de Cabinet du ministre de la coopération et du développement.- Les forces du dispositif Epervier, récemment renforcées, assurent la protection des ressortissants français et étrangers.- Tous les moyens aériens nécessaires sont mis en place à N'Djamena pour le rapatriement de nos compatriotes et des ressortissants étrangers qui le souhaiteraient.- Enfin, une équipe médicale d'urgence a été envoyée afin d'examiner les besoins humanitaires et participer au soin des blessés en complément des moyens déjà en place.
La source —
vie_publique · nº 129901
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