Communiqué du ministère des affaires étrangères, en date du 16 mars 1989, sur la situation des droits de l'homme en Roumanie.
Le gouvernement français est vivement préoccupé par les nouvelles en provenance de Roumanie selon lesquelles des mesures policières auraient été prises à l'encontre de personnalités qui ont récemment adressé une lettre ouverte au Président Nicolas Ceaucescu relative à la situation intérieure dans ce pays. Si tel est le cas, il s'agirait d'une grave atteinte aux droits de l'homme totalement contraire aux obligations souscrites à Vienne par les Etats membres de la CSCE, dont la Roumanie.- La situation générale des droits de l'homme en Roumanie a d'ailleurs amené le ministère des affaires étrangères à différer la tenue de la commission mixte économique franco-roumaine qui devait avoir lieu à Paris. La France approuve pleinement d'autre part les termes de la déclaration de M. Frans Andriessen, commissaire européen, relative à l'interruption, pour les mêmes raisons, des négociations en cours entre la CEE et la Roumanie pour la conclusion d'un accord de commerce et de coopération économique.- L'ambassadeur de France à Bucarest a été appelé à Paris pour faire le point au ministère des affaires étrangères sur l'ensemble de ces problèmes.
La source —
vie_publique · nº 128827
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