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27 mai 1988 · Gouvernement · L'Express · discours Discours

Interview de M. Claude Evin, ministre chargé de la santé et de la protection sociale, dans "L'Express" du 27 mai 1988, sur l'abrogation du "plan Séguin" limitant le remboursement des médicaments et le financement de la Sécurité sociale.

Claude Evin (auteur), Gérard Badou (intervenant)

Succédant à Michèle Barzach comme ministre délégué à la Santé, Claude Évin est, en outre, chargé du portefeuille de la Protection sociale dans le Gouvernement de son vieil ami Michel Rocard. L'Express : François Mitterrand a promis la révision du plan Séguin, qui limite les remboursements à 100 % et qui, selon lui, pénalise les grands malades et les personnes âgées. Corrigerez-vous ce plan ? Claude Évin : Ce sera l'une de mes premières décisions. J'attends de savoir non seulement combien cela coûtera mais surtout qui seront exactement les bénéficiaires de ces mesures. L'Express : Envisagez-vous une réforme fondamentale de la Sécurité sociale ? Claude Évin : Non. Le Gouvernement débattra simplement les améliorations possibles, à partir des conclusions des sages sur les États généraux de la Sécurité sociale et de l'avis du Conseil économique. Pour ma part, je voudrais surtout que les Français connaissent vraiment le fonctionnement de leur système de protection sociale. Et que l'on ne leur parle pas seulement du fameux trou budgétaire. Nous ferons de la pédagogie dans ce sens. L'Express : Augmenterez-vous les charges des entreprises ? Claude Évin : Plus les entreprises seront performantes, plus elles nous donneront les moyens de financer notre protection. Je souhaite non pas accroître leurs charges, mais plutôt élargir les cotisations sociales à l'ensemble des revenus.
La source — vie_publique · nº 213384
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/213384-interview-de-m-claude-evin-ministre-charge-de-la-sante-et-de-la-protec?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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