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15 décembre 2022 · Assemblée nationale · AN · exposé des motifs Amendement

Amendement 1923 au texte PRJLANR5L16BTC0526

· Rejeté

Marc Le Fur (auteur), Thibault Bazin (cosignataire), Marie-Christine Dalloz (cosignataire), Nicolas Forissier (cosignataire), Véronique Louwagie (cosignataire), Yannick Neuder (cosignataire), Jérôme Nury (cosignataire), Jean-Pierre Vigier (cosignataire) … 10 signataires en tout

Le présent amendement vise à abroger les tarifs de rachat garantis pour les parcs éoliens terrestres et en mer. Au moment où les ménages et les entreprises sont confrontés à la crise énergétique, beaucoup découvrent que l’énergie éolienne, pourtant largement encouragée via des incitations financières, n’est aucunement en mesure de renforcer notre souveraineté énergétique que seules des énergies pilotables sont en mesure d’assurer. En l’état du droit, l’État via Electricité de France (EDF) est tenu de conclure avec les promoteurs d’éoliennes terrestres et offshores des contrats de rachat de l’électricité produite ; ces promoteurs devenant par ce mécanisme des rentiers de l’État. Compte tenu des nuisances produites par les éoliennes tant sur terre qu’en mer et du caractère intermittent de leur production, il convient de mettre un terme à cette obligation d’achat qui constitue une véritable gabegie pour nos finances publiques. Le maintien de cette obligation de rachat est d’autant moins justifiée que l’augmentation des prix du marché permet aujourd’hui aux promoteurs d’amortir leurs investissements sans le concours de l’État. Il est donc souhaitable que ce mécanisme soit supprimé tant pour les usines éoliennes déjà installées que pour les futures installations. A titre d’exemple, le promoteur étranger qui procède actuellement à l’implantation des éoliennes en baie de Saint-Brieuc percevra, grâce à cette obligation de rachat, 4,7 milliards d’euros d’aide d’État sur 20 ans. Pour le projet de la baie de Saint-Brieuc, le tarif de rachat de l’électricité a en effet été fixé à 155 euros le MWh à un moment où le prix du marché avoisinait les 50 euros du MWh. Le prix du marché avoisine aujourd’hui les 400 euros le MWh. Dans ces conditions, le maintien de l’obligation de rachat de l’électricité produite par les éoliennes n’a plus aucune raison d’être. Les contribuables français qui voient leurs factures d’électricité s’alourdir, n’ont pas vocation à payer une rente aux industriels de l’éolien.
La source — assemblee_amendements · nº AMANR5L16PO791932BTC0526P0D1N001923
↗ https://www.assemblee-nationale.fr/base/AMANR5L16PO791932BTC0526P0D1N001923?format=pdf
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