Amendement 3022 au texte PRJLANR5L16BTC0526
· Rejeté
Christine Engrand (auteur), Franck Allisio (cosignataire), Bénédicte Auzanot (cosignataire), Philippe Ballard (cosignataire), Christophe Barthès (cosignataire), Romain Baubry (cosignataire), José Beaurain (cosignataire), Christophe Bentz (cosignataire) … 88 signataires en tout
Plusieurs reproches sont généralement portés à l'encontre de l'éolien et du photovoltaïque. Et à raison. Le premier d'entre eux porte sur leur production d'énergie intermittente. Et pour cause, puisque la production d'électricité intermittente s'impose sur le réseau, nos réacteurs nucléaires conçus pour produire une grande quantité d'énergie en continu sont contraints de moduler leur production ce qui nuit à terme aux infrastructures et à la quantité d'énergie injectée sur l'ensemble du réseau. En effet l'énergie produite par ces installations intermittentes n'est pas directement stockable.
Le second reproche découle du premier : comment justifier l'existence de deux énergies sous perfusions de l'Etat si celles-ci ne sont pas fiables et perturbent, en outre, le réseau. L'obligation d'achat et le complément de rémunération représentent une manne financière pour peu de résultats. D'autant plus que les recettes finançant ces projets sont en partie issues de la TICPE qui frappe le prix des carburants : c'est bien souvent le même citoyen, réfractaire à ces deux énergies qui se voit contraint de les financer indirectement.
En somme le développement de l'éolien et du photovoltaïque serait d'autant plus facilement acceptable socialement si le souci de l'intermittence et des financements publics colossaux dont ils font l'objet seraient résolus. Il n'est pas tolérable de financer davantage une énergie ayant le vent en poupe pour son efficacité financière et dont l'effectivité médiocre présente l'unique avantage de permettre au gouvernement de brasser de l'air.
Cette situation est d'autant moins justifiable qu'une solution existe et qu'elle avait été portée par le gouvernement dans son plan pour le déploiement de l'hydrogène. En effet l'intermittence de l'éolien et du photovoltaïque peut être palliée par la production d'hydrogène à partir de l'électrolyse de l'eau. En raccordant les installations de production d'énergie intermittentes à un électrolyseur, celui-ci produit de l'hydrogène renouvelable réutilisable a posteriori; indirectement l'énergie éolienne et l'énergie photovoltaïque deviennent stockables ce qui résout le problème initial.
Cet amendement propose donc de conditionner l'obtention de l'obligation d'achat et du complément de rémunération au raccordement des installations à un électrolyseur produisant de l'hydrogène et la fixation d'une quotité d'énergie électrique produite strictement dévolue à l'alimentation de l'activité de production d'hydrogène. L'adoption de cet amendement permettrait par ailleurs à l'Etat de réaliser des économies substantielles tout en produisant plus efficacement et abondamment des énergies vertes.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L16PO791932BTC0526P0D1N003022
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé