Intégration de la langue des signes aux programmes d'enseignement
· Clôturée
Jacques Baudot (auteur)
Suite à sa question écrite nº 9733 posée le 16 juillet 1998 et à la réponse publiée au Journal officiel du 14 septembre dernier, M. Jacques Baudot appelle à nouveau l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur l'intérêt que représenterait l'intégration de la langue française des signes aux programmes d'enseignement et d'examen des établissements du secondaire au même titre que les langues étrangères, régionales ou anciennes. En effet, malgré la loi nº 91-73 du 18 janvier 1991 qui a donné la possibilité de choisir une éducation basée sur le français et une éducation bilingue français et langue des signes (LSF), nombreux sont encore les établissements qui ne garantissent pas effectivement ce choix. Or plus de 95 % des enfants sourds sont issus de parents n'ayant pas de problèmes auditifs, l'école restant ainsi le lieu privilégié d'apprentissage de la langue des signes indispensable à leur épanouissement. Il convient de reconnaître que trop de malentendants ont une connaissance imparfaite de la langue des signes, la plupart l'ayant apprise à l'âge adulte. Si les analyses divergent sur le choix des moyens techniques et humains mis en oeuvre pour compenser partiellement le handicap et permettre une bonne maîtrise du français, par contre la reconnaissance de la langue des signes au baccalauréat semble faire l'unanimité. Au regard de l'intérêt à aider chacun à trouver sa place dans notre société, il lui demande de bien vouloir prendre en compte la spécificité de cet handicap au sein de l'enseignement national et de lui faire connaître les dispositions que compte prendre le Gouvernement en la matière.
La source —
senat_questions · nº 1010058:10246a1176d:-3bfc
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