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31 décembre 1998 · Sénat · Intérieur · question Question

Cas litigieux d'une fusion-association entre deux communes

· Clôturée

Gérard Cornu (auteur)

M. Gérard Cornu sollicite l'avis de M. le ministre de l'intérieur sur le cas devenu litigieux d'une fusion-association entre deux communes de son département distantes de 5 kilomètres. Celles-ci ont fusionnné en 1972 dans le but d'obtenir des crédits d'aide aux investissements d'équipement (équipement dont les deux communes étaient dépourvues et dont elles ne pouvaient a priori se doter séparément), ainsi que le permet la loi nº 71-588 du 16 juillet 1971. Divers travaux d'assainissement ont ainsi pu être réalisés. Jusqu'en 1977, le conseil municipal était composé des conseillers des deux communes associées. Les premières élections intervenues après la fusion ont permis de désigner 9 conseillers pour représenter la commune A, la plus importante, et 4 pour la commune B, la plus petite. Le maire étant issu du rang des plus nombreux, un maire-délégué a été désigné pour la commune B. Compte tenu de leur infériorité numérique, les élus de B ont eu rapidement le sentiment que ce déséquilibre se faisait à leurs dépends. Ils ont constaté, en outre, que l'essentiel des investissements était concentré sur la commune A. La tension s'est alors progressivement mise à monter à telle enseigne qu'une procédure de défusion a été engagée en 1984. La commune B a demandé à retrouver son autonomie et son budget tout en proposant de poursuivre la collaboration avec la commune A sous la forme de syndicats intercommunaux, par exemple pour l'école et l'assainissement. Un référendum a alors été organisé qui a démontré que la majorité des habitants de B étaient favorables à la défusion. Toutefois, le maire n'en a tiré aucune conclusion. Les relations entre les élus des deux communes ont donc continué à se dégrader. Une enquête publique a été ouverte en janvier 1989 sur le projet de modification des limites territoriales de la commune. L'enquêteur a émis un avis réservé sur la remise en cause de la fusion et la préfecture s'est donc opposée à la demande des élus de B. Le seuil de rupture étant aujourd'hui atteint, les conseillers municipaux de B s'interrogent sur les moyens à mettre en oeuvre pour rompre les liens administratifs entre les deux communes. Ils ont préalablement examiné avec attention les conséquences financières de la défusion et estiment que chacune des deux communes associées est en mesure de les supporter.
La source — senat_questions · nº 1010058:10246a1176d:-3c0d
↗ https://www.senat.fr/questions/base/1998/qSEQ981213262.html
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