Quand la Commission a-t-elle appris que les vaccins contre la COVID-19 n’avaient jamais été testés pour vérifier s’ils protégeaient contre la contagion?
Commission européenne (auteur_moral)
FR
E-002952/2024
Réponse donnée par M. Várhelyi
au nom de la Commission européenne
(4.3.2025)
Les vaccins contre la COVID-19 ont été autorisés afin d’offrir une protection contre cette maladie. Les vaccins ne sont pas autorisés dans le but premier de réduire la transmission des maladies, qui est difficile à évaluer dans le cadre d’études cliniques et requiert des données réelles à grande échelle. Les études post-autorisation indiquent que les vaccins contre la COVID-19 peuvent endiguer la propagation du virus, même si leur efficacité varie au fil du temps et d’une région à l’autre en raison des souches virales en circulation et des mesures de prévention appliquées.
Les premiers vaccins contre la COVID-19 ont fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle fondée sur leur efficacité à court terme, la durée de la protection restant à déterminer. En 2021, les données réelles ont montré que la protection diminuait au fil du temps, notamment pour les nouveaux variants. Les recommandations en cours concernant les doses de rappel et l’actualisation des vaccins visent à maintenir une protection au fur et à mesure de l’évolution du virus.
Les contrats relatifs aux vaccins contre la COVID-19 que la Commission a conclus au nom des États membres étaient fondés sur des produits considérés comme sûrs et efficaces au regard des exigences de la législation pharmaceutique de l’Union et autorisés sur la base de l’avis de l’Agence européenne des médicaments. Il ressort de certaines études que la protection vaccinale diminue au fil du temps, et que cela est dû, entre autres, à l’émergence de nouveaux variants. Les vaccins contre la COVID-19 autorisés dans l’Union sont régulièrement mis à jour afin de maintenir une protection à mesure que le SARS-CoV-2 évolue. Les contrats relatifs aux vaccins ont permis et continuent de permettre aux États membres de commander des vaccins actualisés, une fois qu’ils ont été autorisés et mis à disposition par les fabricants. Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, tous les vaccins autorisés dans l’Union offraient une très grande protection contre les hospitalisations, les formes graves de la maladie et les décès, et les retards dans leur disponibilité auraient pu avoir de graves conséquences sur la santé publique.
La source —
parlement_europeen · nº E-10-2024-002952
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