Recul des droits des femmes sous le gouvernement intérimaire syrien d’Abou Mohammed al-Joulani
Matthieu Valet (auteur)
Question avec demande de réponse écrite E-000140/2025
à la vice-présidente de la Commission/haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Article 144 du règlement intérieur
Matthieu Valet (PfE)
Objet: Recul des droits des femmes sous le gouvernement intérimaire syrien d’Abou Mohammed al-Joulani
Le gouvernement intérimaire syrien, dirigé par Abou Mohammed al-Joulani, ancien membre d’Al-Qaïda, a proclamé son engagement de respecter les minorités et de défendre les droits des femmes, dans le but de redorer son image à l’international. Toutefois, ses récentes actions ont exposé ses véritables intentions et sa vision islamiste et rigoriste de la société.
Le refus d’Abou Mohammed al-Joulani de serrer la main d’Annalena Baerbock, ministre allemande des affaires étrangères, ainsi que la nomination de Shadi al-Waisi, juge islamique, au poste de ministre de la justice, démontrent clairement ses orientations radicales. Des vidéos le montrant en train d’ordonner l’exécution de deux femmes au nom de la charia à Idlib soulignent son soutien explicite aux pratiques répressives envers les femmes.
Enfin, les réformes éducatives, visant à remplacer le manuel scolaire sur la «défense de la nation» par «la défense de Dieu», ouvrent la voie à un enseignement islamique radical qui supprime toute référence à la théorie de l’évolution et une grande partie du programme scientifique.
1. Quelle est la position de la Commission face aux réformes et aux nominations du gouvernement intérimaire syrien, notamment à celles qui portent atteinte aux droits des femmes?
2. Compte-t-elle condamner ces mesures et agir pour garantir la protection des droits des femmes en Syrie?
Dépôt: 15.1.2025
La source —
parlement_europeen · nº E-10-2025-000140
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