Incarcération de Boualem Sansal
Commission européenne (auteur_moral)
FR E-000478/2025 Réponse donnée par Mme Kallas, haute représentante/vice-présidente au nom de la Commission européenne (2.5.2025)
Les droits de l’homme et la démocratie sont un élément constitutif des relations entre l’UE et l’Algérie, et sont consacrés à l’article 2 de l’accord d’association. L’UE évalue l’évolution de la situation et fait régulièrement part de ses préoccupations relatives aux droits de l’homme et à la démocratie aux représentants du gouvernement algérien par un dialogue ouvert. Dans ce cadre, l’Union a évoqué à plusieurs reprises, et à différents niveaux, auprès des autorités algériennes le cas de Boualem Sansal afin d’obtenir sa libération. Pour y parvenir, maintenir un dialogue continu semble rester le moyen d’action le plus efficace.
L’UE reste résolue à respecter, à protéger et à promouvoir la liberté d’opinion et d’expression dans le cadre de son action extérieure. Par conséquent, elle ne cesse de protéger et de promouvoir la liberté et le pluralisme des médias, en ligne et hors ligne, et elle agit pour lutter contre la désinformation, notamment en sensibilisant le grand public. L’Union admet en outre que les écrivains et les intellectuels peuvent souvent être confrontés à des risques accrus là où la liberté d’expression est restreinte. L’UE contribue enfin à la sécurité et à la protection de ceux qui exercent leur liberté d’expression par des actions diplomatiques, en soutenant les initiatives des médias dans ce domaine et en fournissant une assistance par l’intermédiaire de ses mécanismes de protection des défenseurs des droits de l’homme.
Toute décision relative à l’imposition de mesures restrictives de l’UE (sanctions) doit être prise par le Conseil à l’unanimité.
La source —
parlement_europeen · nº E-10-2025-000478
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé