Complémentarité entre l’intelligence artificielle et les traducteurs d’ouvrages littéraires
Catherine Griset (auteur)
Question avec demande de réponse écrite E-000023/2026/rev.1
à la Commission
Article 144 du règlement intérieur
Catherine Griset (PfE)
Objet: Complémentarité entre l’intelligence artificielle et les traducteurs d’ouvrages littéraires
De grandes maisons d’édition utilisent désormais l’intelligence artificielle (IA)1 pour traduire des œuvres littéraires et mettent donc fin à leurs relations contractuelles avec une partie de leurs traducteurs.
Certes, les logiciels utilisés nécessitent encore une phase de post-édition humaine, destinée à corriger les textes générés par l’IA, mais à terme, l’IA est vouée à remplacer presque totalement les traducteurs.
En outre, la phase de post-édition induit des délais raccourcis et une rémunération amoindrie.
Ce «plan social invisible», qui se produit déjà dans de nombreux autres secteurs culturels, pose la question de la pérennité de ce métier. Dans le cadre du train de mesures omnibus numérique sur l’IA2, la Commission envisage-t-elle de favoriser:
1. une complémentarité entre l’IA et l’activité des traducteurs?
2. le modèle économique mis en œuvre par des entreprises telles que Mistral, qui ont déjà conclu des accords avec des éditeurs de presse afin d’entraîner leur IA ou leur agent conversationnel3?
3. l’inclusion des traducteurs dans l’écosystème développé par l’IA, en leur permettant de bénéficier d’une part des diverses sources de revenus (rémunérations directes, publicité, promotion de contenu, collecte et exploitation des données des utilisateurs, etc.)?
Dépôt: 7.1.2026
La source —
parlement_europeen · nº E-10-2026-000023
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