Panama: suivi des violations de l’accord d’association entre l’Union et l’Amérique centrale et atteintes aux libertés syndicales
eli/dl/participation/E-10-2026-000221-COM (auteur_moral)
FR
E-000221/2026
Réponse donnée par la haute représentante/vice-présidente Kaja Kallas
au nom de la Commission européenne
(5.3.2026)
L’UE, notamment via sa délégation à Panama, suit de près l’évolution de la situation politique et socio-économique de la République du Panama. L’UE entretient des contacts réguliers avec le gouvernement du Panama afin de traiter des questions essentielles, notamment en matière de droits de l’homme, en particulier grâce au mécanisme de consultations bilatérales (dont le deuxième cycle s’est tenu à Bruxelles le 27 octobre 2025). À cet égard, les informations reçues de la part des organisations indépendantes de la société civile panaméenne sont essentielles: l’UE s’entretient donc régulièrement avec les organisations de la société civile présentes au Panama, dans toute la région, ainsi qu’à Bruxelles.
L’accord d’association UE-Amérique centrale reste un élément clé permettant de promouvoir le dialogue politique, le commerce et la coopération dans toute la région. Il contient des dispositions concernant la coopération en matière de droits de l’homme et des engagements visant à faire respecter ces droits.
La Commission, en collaboration avec les États membres, évalue attentivement les différents instruments dont elle dispose en vue d’une éventuelle suspension de l’application de certaines parties de l’accord d’association. La suspension est une mesure de dernier recours, prévue par l’accord uniquement dans les cas où des violations particulièrement graves et persistantes aux droits de l’homme auraient été constatées, et où les autres tentatives de résolution n’auraient pas abouti. Les mesures doivent être appropriées et proportionnelles, et ne pas mener à des difficultés supplémentaires inutiles.
L’UE continuera de surveiller et de soulever les questions liées à l’état de droit, aux droits de l’homme et à la liberté d’association avec tous les partenaires d’Amérique Centrale, notamment le Panama. Les prochaines réunions du comité d’association UE-Amérique centrale, en 2026, et du conseil d’association, en 2027, donneront l’occasion de voir émerger de nouvelles opportunités de dialogue.
La source —
parlement_europeen · nº E-10-2026-000221
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