Frontex: ONG complices des passeurs?
Marie-Christine Arnautu (auteur)
Question avec demande de réponse écrite E-009634/2016
au Conseil
Article 130 du règlement
Marie-Christine Arnautu (ENF)
Objet: Frontex: ONG complices des passeurs?
Le Financial Times a récemment révélé certaines inquiétudes émises par Frontex. Dans les rapports confidentiels consultés par le quotidien, l’agence européenne accuse certaines organisations non gouvernementales (ONG) œuvrant en Méditerranée de collaborer avec les passeurs de clandestins à qui elles fourniraient des indications claires, avant le départ des embarcations, sur la direction à suivre pour rejoindre les navires des ONG.
Non seulement les ONG visées seraient complices des réseaux criminels mais elles inciteraient également les immigrés «secourus» à ne pas coopérer, une fois débarqués, avec les autorités. Cela vient corroborer l’enquête menée par Gefira (Global Analysis from the European Perspective) qui met en cause les ONG suivantes : MOAS, Jugend Rettet, Stichting Bootvluchting, Médecins Sans Frontières, Save the Children, Proactiva Open Arms, Sea-Watch.org, Sea-Eye et Life Boat.
Quelles que soient les intentions de ces ONG, en faisant entrer sur leur territoire des dizaines de milliers de clandestins chaque mois, elles enfreignent la loi et encouragent de fait la déstabilisation des pays européens.
Le Conseil a-t-il connaissance de ces faits? Si oui, pourquoi aucune sanction, à commencer par la suppression de toute subvention européenne, n’a-t-elle été prise pour empêcher les ONG d’opérer illégalement en mer Méditerranée et avec la complicité de certaines autorités policières et maritimes?
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2016-009634
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé