Braconnage du rhinocéros
Commission européenne (auteur_moral)
FR E-000208/2017 Réponse donnée par M. Vella au nom de la Commission (15.3.2017)
L’UE est très préoccupée par le trafic d’espèces sauvages et par l'ampleur actuelle du braconnage de rhinocéros.
La Commission a donc adopté, en février 2016, une communication relative à un plan d’action de l’UE contre le trafic d’espèces sauvages. Le plan d’action de l’UE a été approuvé par le conseil des ministres en juin 2016 et par le Parlement européen en novembre 2016.
Le plan d’action contient 32 points, dont la plupart présentent un intérêt direct pour la lutte de l’UE contre le braconnage et le trafic de rhinocéros.
Afin de veiller à ce que l’UE ne serve pas de marché d’exportation, de région de transit ou de région d’exportation au commerce illicite de cornes de rhinocéros, la Commission a adopté un document d’orientation spécifique concernant l’exportation, la réexportation, l’importation et le commerce intra-UE de cornes de rhinocéros. En outre, un certain nombre d’enquêtes menées dans les États membres de l’UE ont permis de démanteler des réseaux de la criminalité organisée impliqués dans le trafic de cornes de rhinocéros.
L’UE se situe également à l’avant-garde des efforts déployés au niveau international contre le trafic de cornes de rhinocéros. Les conditions dans lesquelles l’aide de l’UE au développement peut être retirée sont définies à l’article 96 de l’Accord de Cotonou et ne visent pas explicitement la criminalité environnementale. Cette question est toutefois soulevée lors des concertations politiques organisées régulièrement avec les pays partenaires.
L’UE a apporté une aide financière considérable à des programmes de lutte contre le trafic d’espèces sauvages et de protection des espèces sauvages dans des pays tiers, tels que le financement en faveur du Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC) et à ses membres.
L’Union européenne est un acteur-clé dans le cadre de la CITES, où elle a œuvré en faveur de l’adoption et de la mise en œuvre de mesures rigoureuses contre le trafic de rhinocéros dans les principaux les pays où ces espèces sont présentes, dans les pays de transit et dans les pays destinataires.
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2017-000208
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