Le conflit entre les ethnies dinka et nuer et la crise humanitaire qui sévit en conséquence au Soudan du Sud
Commission européenne (auteur_moral)
FR E-002067/2017 Réponse donnée par M. Stylianides au nom de la Commission (19.6.2017)
En tant que témoin de l’accord sur le règlement du conflit en République du Soudan du Sud signé en 2015, l’Union européenne soutient financièrement sa mise en œuvre, et elle est un membre actif des organismes d’observation de la paix établis par cet accord. L’Union européenne travaille en étroite collaboration avec les pays de la région et avec l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l’Union africaine (UA) et l'Organisation des Nations unies. L’Union européenne a imposé un embargo sur les armes au Soudan du Sud, et elle soutient l’imposition d’un embargo sur les armes de l’ONU. Elle encourage l’Union africaine à progresser vers la mise en place du Tribunal mixte pour le Soudan du Sud (accord sur le règlement du conflit au Soudan du Sud, chapitre V). L’Union européenne se félicite de l’adoption de la résolution 34/25 du Conseil des droits de l'homme de l'ONU prolongeant le mandat de la commission sur les droits de l'homme au Soudan du Sud, et elle étudie actuellement l’octroi d’une aide financière pour cette initiative.
En outre, la Commission estime que la cause première de la crise humanitaire au Soudan du Sud est le conflit en cours, qui a exacerbé l’insécurité alimentaire et engendré une famine localisée entièrement due à l’homme. L’Union européenne demande instamment au gouvernement d'union nationale de transition de veiller au respect de l’accès de l’aide humanitaire.
La Commission a mobilisé près de 500 millions d’euros depuis décembre 2013 pour répondre aux besoins humanitaires au Soudan du Sud. En 2017, 82 millions d’euros ont été octroyés à ce jour. En mars 2017, l’Union européenne a débloqué 100 millions d’euros provenant de la réserve du Fonds européen de développement pour répondre à la crise des réfugiés sud-soudanais, au Soudan du Sud et dans les pays voisins. L’Union européenne s’emploie également à fournir des services de base à la population, notamment en matière de sécurité alimentaire, d’éducation et de santé (75 millions d’euros ont déjà été engagés au titre du fonds fiduciaire de l’UE). La Commission est prête à mobiliser des fonds supplémentaires. Les difficultés d’accès feront l’objet d’un suivi.
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2017-002067
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