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5 septembre 2017 · Parlement européen · Commission européenne · réponse Réponse

Quand l'accueil des migrants rime avec esclavage moderne

Commission européenne (auteur_moral)

FR E-005534/2017 Réponse donnée par M. Avramopoulos au nom de la Commission (14.12.2017) La traite des êtres humains constitue une forme grave de criminalité organisée expressément interdite par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. L’Union européenne a établi un cadre juridique et politique solide, global et cohérent pour lutter contre ce phénomène. La directive 2011/36/UE fixe le cadre juridique et la Commission suit sa mise en œuvre et fait rapport régulièrement sur les progrès réalisés. La stratégie de l’UE en vue de l’éradication de la traite des êtres humains constitue le principal instrument politique pour développer, coordonner et mettre en œuvre les actions de l’UE dans ce domaine, en mettant l’accent sur cinq priorités clés que sont la prévention, les poursuites, la protection des victimes, les partenariats et le renforcement des connaissances. Le rapport de la Commission de 2016 a mis en évidence que sur les 15 846 victimes de la traite des êtres humains enregistrées dans l’UE (2013-2014), 65 % étaient des citoyens de l’Union. La forme d’exploitation la plus répandue est l’exploitation sexuelle (67 %, principalement des femmes et des jeunes filles), suivie de l’exploitation par le travail (21 %). Les réseaux de trafiquants d'êtres humains profitent des routes de l'immigration irrégulière, en ciblant les personnes les plus vulnérables, à savoir les femmes et les enfants. Les trafiquants exploitent de plus en plus les systèmes d’asile. L’Organisation internationale pour les migrations a observé une augmentation de 600 %, depuis 2014, du nombre estimé de femmes et de jeunes filles qui sont arrivées en Italie et qui sont susceptibles de devenir des victimes de la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle. Celles-ci sont principalement originaires du Nigeria. Des financements sont disponibles pour soutenir les efforts visant à lutter contre la traite des êtres humains dans les États membres de l’UE et au-delà. Au niveau mondial, l’UE continue à promouvoir les normes et les principes de la Convention des Nations unies, de 2000, contre la criminalité transnationale organisée et de ses protocoles additionnels.
La source — parlement_europeen · nº E-8-2017-005534
↗ https://data.europarl.europa.eu/eli/dl/doc/E-8-2017-005534
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