Amélioration des conditions de vie des réfugiés en Libye
Commission européenne (auteur_moral)
FR
E-005952/2017
Réponse donnée par Mme Mogherini, vice-présidente,
au nom de la Commission
(30.1.2018)
La haute représentante/vice-présidente aborde systématiquement la question des conditions auxquelles les migrants et les réfugiés sont confrontés dans les centres de rétention en Libye, et a appelé à fermer ceux-ci et à les remplacer par des «centres ouverts». Des fonctionnaires de l’UE se sont rapprochés des autorités libyennes à ce sujet.
L’UE soutient les agences de l’ONU et les organisations humanitaires en vue d’améliorer la protection et le secours apportés aux migrants dans les centres de rétention et en dehors de ceux-ci et permettant aux personnes vulnérables d’accéder à des services de santé d’urgence et à des médicaments essentiels.
L’UE est en train d’élaborer des solutions de substitution à la rétention. Le fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique a contribué au retour volontaire assisté de plus de 19 000 migrants vulnérables par l’intermédiaire de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le groupe de travail ONU-UA-UE mis en place lors du sommet UA-UE d’Abidjan en novembre 2017 a donné un nouvel élan à ce programme en abordant, avec les autorités libyennes, la question des obstacles aux rapatriements.
Le groupe de travail UE-ONU-Union africaine réuni à Bruxelles le 14 décembre 2017 a convenu de faciliter le retour volontaire assisté de 15 000 personnes supplémentaires d’ici février 2018 et d’évacuer 1 300 réfugés supplémentaires au moyen du mécanisme de transit d’urgence du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
En septembre 2017, la Commission a lancé un programme destiné à aider les États membres de l’UE à réinstaller depuis les régions prioritaires, y compris la Libye, 50 000 des réfugiés les plus vulnérables ayant besoin d’une protection internationale.
La politique de migration de l’UE en Libye comprend l’apport d’un soutien aux populations locales le long des routes migratoires, la formation des garde-côtes en vue d’améliorer les opérations de recherche et de sauvetage en mer, et le renforcement des capacités de gestion des frontières et des migrations. Elle s’inscrit dans l’engagement plus large de l’UE en faveur de la stabilisation de la Libye.
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2017-005952
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