Transit d'animaux domestiques et maladies infectieuses
Commission européenne (auteur_moral)
FR E-006555/2017 Réponse donnée par M. Andriukaitis au nom de la Commission
(4.12.2017)
1. En Europe, la rage est essentiellement de nature sylvatique et touche avant tout les renards. Des cas de rage sont observés dans un très petit nombre d’États membres, mais elle n’est endémique chez les chiens errants dans aucun État membre. Les États membres communiquent occasionnellement des cas d’exposition humaine à la rage dans des populations de chiens ou de chats errants dans des pays tiers.
L’éradication de la rage dans la faune sauvage par vaccination orale, moyennant une aide provenant du budget de l’UE, contribue à réduire le risque pour l’homme en réduisant les cas d’apparition de la rage chez les animaux domestiques et en réduisant le risque d’introduction de la maladie via la circulation transfrontière d’animaux domestiques.
La Commission estime que les exigences du règlement (UE) n° 576/2013 suffisent à garantir un robuste niveau de sécurité pour la circulation des chiens et chats entre les États membres. En particulier, la vérification de l’efficacité et de l’efficience de la vaccination ne devrait être exigée que pour atténuer davantage encore le risque de circulation intra-UE d’animaux qui pourraient avoir été exposés au virus dans certains pays tiers avant leur première vaccination antirabique.
2. Des mesures spécifiques ont été instaurées pour assurer la protection de la Finlande, de l’Irlande, de Malte et du Royaume-Uni contre l’introduction du parasite Echinococcus multilocularis. Dans la perspective du remplacement de ces mesures à la lumière des développements scientifiques, la Commission travaille à l’élaboration d’un acte délégué complétant le règlement (UE) n° 576/2013 en ce qui concerne l’infection des chiens par l’Echinococcus multilocularis.
En l’absence d’éléments de preuve fournis par les États membres, la Commission n’envisage actuellement pas de mesures sanitaires préventives pour le contrôle d’autres pathologies.
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2017-006555
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