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7 février 2018 · Parlement européen · Commission européenne · question Question

La dangerosité des encres des tatouages

Mireille D'Ornano (auteur)

Question avec demande de réponse écrite E-000759/2018 à la Commission Article 130 du règlement Mireille D'Ornano (EFDD) Objet: La dangerosité des encres des tatouages En France, 15 % de la population se déclare tatouée. En Allemagne, ce taux s’élève à 30 % chez les moins de 25 ans. Aujourd’hui, la majorité des encres de tatouage utilisées dans les salons sont de nature chimique. Dans la composition de ces encres, il existe 126 substances pourtant non destinées à un usage humain. On y trouve des hydrocarbures aromatiques polycycliques (résidus de charbon), des pigments azoïques, des métaux lourds (nickel, cuivre) ou encore de la paraphénylènediamine, additif allergisant interdit en France. Les médecins «détatoueurs» sont de plus en plus sollicités par des patients souffrant d’effets secondaires. Il s’agit d’allergies, d’inflammations chroniques, de photosensibilité accrue, ou d’intoxications au mercure présent dans les encres rouges. Les États-Unis ont le quasi-monopole de la production de ces encres mais ne pratiquent aucun contrôle sur leur composition. Celles qui viennent de Chine et d’Asie contiennent souvent de la benzoisothiazolinone, antiseptique connu pour provoquer des allergies cutanées, elles se retrouvent pourtant sur le marché européen en grande quantité. Quelles sont les mesures envisagées par la Commission pour protéger les consommateurs européens confrontés à la présence, dans les encres importées, de ces substances dangereuses pour leur santé?
La source — parlement_europeen · nº E-8-2018-000759
↗ https://data.europarl.europa.eu/eli/dl/doc/E-8-2018-000759
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