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6 mars 2018 · Parlement européen · Commission européenne · réponse Réponse

Rétention d'enfants non accompagnés dans des cellules de commissariats de police en Grèce

Commission européenne (auteur_moral)

FR E-001400/2018 Réponse donnée par M. Avramopoulos au nom de la Commission (7.6.2018) La protection des enfants est au centre des priorités de la politique migratoire de l’UE. Conformément au droit de l’Union, le recours à la rétention administrative, y compris sous la forme d’un placement sous protection, ne devrait intervenir qu’en dernier ressort, dans des circonstances exceptionnelles, seulement en cas de stricte nécessité, pour une durée la plus courte possible et jamais dans un établissement pénitentiaire. La Commission a récemment souligné «la persistance d’une pénurie d’hébergement adéquat pour mineurs non accompagnés, sur les îles et sur le continent. Les autorités grecques devraient accélérer le processus de mise en place, avec le soutien financier de l’UE, de 2 000 places d’accueil supplémentaires [...] dans toute la Grèce. Des équipes de protection de l’enfance ont été constituées et suivent actuellement une formation dans toutes les zones d’urgence migratoire de Grèce». Les autorités nationales doivent donc veiller à ce que des alternatives viables à la rétention administrative d’enfants migrants soient proposées et accessibles. Des fonds de l’UE sont disponibles pour favoriser la réalisation de cet objectif. D’après les informations publiées par le service d’asile grec, 9 168 demandes de transfert au titre de Dublin ont été transmises à d’autres États membres en vue d’un regroupement familial, pour des situations de dépendance et des motifs humanitaires et 4 758 transferts ont eu lieu en 2017, y compris les transferts de mineurs non accompagnés, contre 4 912 demandes de transfert et 962 transferts en 2016. La Commission, qui continue à suivre de près la situation, a souligné la nécessité de poursuivre le renforcement des capacités du service d’asile grec, y compris l’unité «Dublin», afin de garantir la viabilité et l’amélioration des opérations. En ce qui concerne les relocalisations depuis la Grèce, 21 999 personnes, dont 546 mineurs non accompagnés, ont été transférées de Grèce vers d’autres États membres.
La source — parlement_europeen · nº E-8-2018-001400
↗ https://data.europarl.europa.eu/eli/dl/doc/E-8-2018-001400
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