Les causes de l'érosion industrielle de l'économie française
Commission européenne (auteur_moral)
FR E-002309/2018 Réponse donnée par M. Moscovici au nom de la Commission (6.8.2018)
La baisse de la part de l'industrie dans la valeur ajoutée totale est un phénomène de long terme. En fait, l'Allemagne est le unique pays de l'UE, à exception de l'Irlande et la Hongrie, ou la production industrielle est supérieure en 2016 à 1996. Alors, la France n'est pas la seule. Qu'ils soient dans la zone euro ou pas, comme le Royaume-Uni, tous les autres pays ont connu la même évolution.
Néanmoins, l’industrie de l’UE a été capable d'inverser le déclin de ses parts de marché à l’exportation et de la part du secteur industriel dans la valeur ajoutée totale. Les parts de marché des exportations de l’UE affichent une hausse progressive pour les biens. La valeur ajoutée brute de l’industrie rapportée à l’EU27 a augmenté de 6,4 % entre 2009 et 2016.
La tendance à la baisse pour ce qui est de l’emploi dans l’industrie a elle aussi été inversée. Depuis 2013, plus de 1,5 million de nouveaux emplois nets ont été créés dans les secteurs industriels.
La mise en place d'une industrie forte en Europe qui crée encore plus d'emploi et génère plus de croissance, est au cœur des initiatives phares de la Commission (ex. plan d’investissement, de la stratégie pour le marché unique).
L'euro est un atout indéniable pour l'économie européenne. Il apporte stabilité des prix pour tous. L'appartenance de la France à la zone euro réduit les coûts de transaction, facilite l'accès des entreprises françaises aux autres marchés de la zone euro, et favorise donc la croissance et l'emploi en France. De même, grâce à la politique monétaire menée par la Banque centrale européenne, l'État français a pu emprunter à des taux historiquement faibles.
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2018-002309
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