Le consortium DARE (Dialogue About Radicalisation and Equality) reçoit 5 millions d'euros de la Commission au nom d'une pseudo-recherche sur la déradicalisation
Commission européenne (auteur_moral)
FR
E-002921/2018
Réponse donnée par M. Moedas
au nom de la Commission
(24.7.2018)
Le projet DARE est financé au titre du défi de société nº 6 d’«Horizon 2020» et répond à un appel concernant les tendances actuelles en matière de radicalisation et leurs conséquences pour l'Europe.
La proposition a subi avec succès une procédure d’évaluation rigoureuse, conformément aux règles du programme «Horizon 2020». Elle a été évaluée par un groupe d’experts indépendants, choisis en raison de leur compétence scientifique. Dans ce cadre, les compétences du consortium, ainsi que celles des différents partenaires, ont été examinées. La décision d’attribution repose sur cette évaluation. Les États membres ont été informés et consultés à propos de cette décision conformément aux règles de comitologie.
Le consortium comprend des universités et des organisations de la société civile, y compris le partenaire belge ENAR, réseau paneuropéen de lutte contre le racisme dirigé par M. Michaël Privot, qui est licencié en histoire et philologie orientales et docteur en langues et lettres de l’Université de Liège.
Le projet bénéficie d’un financement de 4 999 054 EUR, dont 236 955 EUR reviennent au partenaire ENAR. Aucun autre projet n’est financé au titre de ce thème.
La synthèse du projet mentionné à la note de bas de page 4 indique, à la section intitulée «Moving beyond securitisation and going global» (Aller au-delà de la sécurisation et se positionner sur la scène internationale): «Les politiques de lutte contre la radicalisation doivent adopter une approche davantage axée sur la société et le long terme. Les politiques actuelles en matière de sécurité, de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation ne tiennent pas suffisamment compte des facteurs socio-économiques et de long terme, que ce soit au niveau national ou au niveau européen. Cela s’explique notamment par le fait est que les facteurs structurels sont plus complexes et que les données les concernant sont recueillies et analysées par des organismes gouvernementaux différents de ceux qui sont responsables des politiques de lutte contre la radicalisation».
Les prestations fournies par le projet à ce jour ont été satisfaisantes.
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2018-002921
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