VP/HR - Sanctions à l'encontre de la République démocratique du Congo
Commission européenne (auteur_moral)
FR
E-005882/2018
Réponse donnée par la haute-représentante/vice-présidente Mogherini
(5.2.2019)
L'Union européenne (UE) ne tient pas du tout à interférer dans les élections en République démocratique du Congo (RDC) ni n'a de préférence pour des candidats en particulier. M. Shadary a fait l'objet de sanctions en date du 29 mai 2017 car «[d]ans ses fonctions de vice-Premier ministre et ministre de l'intérieur et de la sécurité jusqu’en février 2018, Ramazani Shadari a été officiellement responsable des services de police et de sécurité ainsi que de la coordination du travail des gouverneurs provinciaux. À ce titre, il a été responsable de l'arrestation d'activistes et de membres de l'opposition, ainsi que de l'usage disproportionné de la force, [comme] les mesures de répression violente prises contre des membres du mouvement Bundu Dia Kongo (BDK) au Kongo central, la répression à Kinshasa en janvier et février 2017 et le recours disproportionné à la force et à la répression violente dans les provinces du Kasaï. À ce titre, Ramazani Shadari a [donc] contribué […], en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l'homme en RDC». Le 10 décembre 2018, le Conseil a décidé de renouveler les sanctions prises à l'encontre de 14 personnes, dont M. Shadary, et a annoncé qu'il réexaminerait la politique de sanctions à l'égard de la RDC à l'aune des élections et était disposé l'adapter en conséquence.
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2018-005882
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