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16 janvier 2019 · Parlement européen · Commission européenne · réponse Réponse

La baisse du pouvoir d'achat des Français depuis 2008

Commission européenne (auteur_moral)

FR E-000197/2019 Réponse donnée par M. Moscovici au nom de la Commission européenne (29.3.2019) Les règles budgétaires européennes, inscrites dans le traité sur l’Union européenne, ont été approuvées par tous les États membres, y compris la France. Les États membres ont alors chargé la Commission européenne de contrôler le respect de ces règles. En 2008, au commencement de la crise financière, la France présentait un déficit public très proche de 3 % du produit intérieur brut (PIB), ce qui ne lui laissait guère de marge de manœuvre. En 2012, son déficit public s’est établi à 5 % du PIB. Cette année-là, sa dette publique a atteint près de 90 % du PIB, alors qu’elle s’élevait à 65 % du PIB au début de la crise. Il est essentiel d'assainir les finances publiques pour reconstituer une marge budgétaire et permettre à la politique budgétaire de jouer pleinement son rôle stabilisateur, indispensable en cas de nouvelle crise. Maintenir une position budgétaire saine permet d'accroître la marge de manœuvre des gouvernements en cas de chocs négatifs, de ne pas accabler les générations futures d’un fardeau injuste et de contribuer à préserver les retraites futures dans le contexte du vieillissement démographique. Il est essentiel de faire preuve de prudence budgétaire pour contenir les pressions sur les prix, l’inflation étant l’un des impôts les plus injustes et les plus régressifs. Il appartient aux États membres de décider comment assainir leurs finances publiques. La Commission européenne a néanmoins souligné à plusieurs reprises que le niveau des dépenses publiques en France, le plus élevé de l’UE, ne pouvait être financé que par une forte pression fiscale. Selon l’étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les mesures socio-fiscales ont en partie atténué la perte de revenu disponible brut des 50 % du bas de la distribution entre 2008 et 2016. Plus précisément, la revalorisation sur cette période de plusieurs prestations sous condition de ressources a été supérieure à l'inflation, ce qui a profité aux ménages modestes: le revenu disponible brut moyen des 5 % les plus modestes s’est accru de 450 EUR. Par contre, les 50 % du haut de la distribution ont subi une hausse des prélèvements: le revenu disponible brut moyen des 5 % les plus aisés a diminué de 5 640 EUR entre 2008 et 2016.
La source — parlement_europeen · nº E-8-2019-000197
↗ https://data.europarl.europa.eu/eli/dl/doc/E-8-2019-000197
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