Alimentation: application du principe de précaution au dioxyde de titane
Guillaume Balas (auteur)
Question avec demande de réponse écrite E-000755/2019
à la Commission
Article 130 du règlement
Guillaume Balas (S&D)
Objet: Alimentation: application du principe de précaution au dioxyde de titane
Depuis plusieurs mois, différentes études sur les dangers du dioxyde de titane (TiO2), présent sous forme de nanoparticules dans les biscuits, les gommes à mâcher ou encore certains plats préparés, ont été publiées en Europe. Ces études mettent en garde contre les risques d’accumulation de cet additif dans différents organes dont le foie, le cerveau ou les reins et notent son caractère cancérogenèse probable. En France, une étude de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) examinant les diverses voies d’exposition au TiO2, a mis en évidence que même à faible dose, ces nanoparticules parvenaient à franchir la barrière gastro-intestinale en moins de cent jours. Les rongeurs étudiés présentaient alors des lésions précancéreuses au niveau du colon. Ces résultats sont venus confirmer une autre étude allemande parue quelques mois plus tôt.
Au vu de ces résultats et de l’action rapide et néfaste de ce colorant, la présence de produits en contenant sur le marché européen est très préoccupante.
Pourquoi la Commission n’applique-t-elle pas immédiatement le principe de précaution en attendant les conclusions finales de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)?
La Commission prévoit-elle de renforcer le budget de l’EFSA afin qu’elle puisse évaluer de façon appropriée les additifs présents dans notre alimentation?
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2019-000755
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