L'immigration diminue les salaires européens
Commission européenne (auteur_moral)
FR E-001381/2019 Réponse donnée par M. Avramopoulos au nom de la Commission européenne (3.6.2019)
1. L’impact de l’immigration sur la situation des travailleurs locaux sur le marché du travail a fait l’objet de nombreuses études au cours des dernières décennies. La plupart de ces études ont montré que les arrivées de migrants n’ont pas d’effets délétères sur les salaires (ou l’emploi) dans les pays d’accueil, en particulier à long terme.
Le volume d’admission de ressortissants de pays tiers aux fins d’un emploi reste une compétence nationale et, en vertu de l’acquis de l’UE en matière de migration légale, les États membres sont généralement autorisés à vérifier, avant de délivrer des permis ou des visas aux fins d’emplois, si les postes vacants pourraient être occupés par des citoyens de l’Union et de l’Espace économique européen, ainsi que par des ressortissants de pays tiers résidant déjà légalement dans l’État membre en question.
Enfin, l’acquis de l’UE en matière de migration légale garantit également aux ressortissants de pays tiers travaillant dans l’Union un traitement égal à celui des ressortissants des États membres de l’Union en termes de rémunération, d’accès aux systèmes de sécurité sociale et d’autres conditions d’emploi applicables, contribuant ainsi à éviter un dumping social et l’exploitation des travailleurs migrants.
2. Le nombre plus faible figurant actuellement dans la base de données d’Eurostat de premiers permis de séjour délivrés pour la première fois dans l’UE en 2016 (3 019 276 permis), par rapport au nombre figurant dans le communiqué de presse 174/2017 d’Eurostat du 16 novembre 2017 (3 355 506 permis), résulte principalement de la correction des données fournies par le Royaume-Uni (de 865 894 à 529 876 premiers permis) en octobre 2018, en ce qui concerne les premiers permis délivrés aux fins d’études et à d’autres fins. Selon le ministère britannique de l’intérieur, les statistiques relatives à l’année 2016 incluaient de manière erronée les permis délivrés à des visiteurs qui ne doivent pas être classés dans la catégorie des premiers permis de séjour.
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2019-001381
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