Dogme du changement climatique: 575 milliards pour peu d'emplois sous-qualifiés
Commission européenne (auteur_moral)
FR
E-001496/2019
Réponse donnée par M. Arias Cañete
au nom de la Commission européenne
(26.6.2019)
La Commission tient à préciser que les chiffres avancés de 520 à 575 milliards d’euros correspondent au total des investissements annuels dans le système énergétique, qui sont nécessaires pour fournir de l’électricité, notamment au secteur industriel, chauffer les bâtiments, etc. La plupart de ces investissements sont nécessaires en dehors même de la politique climatique. Les investissements supplémentaires liés à la réalisation des objectifs de l’accord de Paris, comparés aux investissements de référence, sont compris entre 175 et 290 milliards d’euros par an. Ces investissements réduiraient les coûts énergétiques et rendraient l’Union moins dépendante des importations énergétiques, réduisant les importations de l’ordre de 3 000 milliards d’euros sur la période 2031-2050.
La stratégie à long terme de la Commission montre que la transition vers une économie à faible intensité de carbone aura également des avantages autres que de nature économique, en faisant de l’Union un endroit où il fait bon vivre. À titre d’exemple, le passage à des véhicules à émissions nulles réduira fortement la pollution atmosphérique locale.
De plus, les estimations de la Commission, qui reposent sur des modèles établis par des tiers, indiquent que la neutralité climatique pourrait générer jusqu’à 2,1 millions d’emplois supplémentaires d’ici à 2050. Les emplois seront créés à tous les niveaux de qualification, mais les emplois hautement et moyennement qualifiés connaîtront des augmentations plus importantes. De plus nombreux emplois encore seront transformés, puisque de nouvelles compétences contribueront à améliorer les performances environnementales de tous les processus de production. L’analyse confirme également que l’UE peut parvenir à la neutralité climatique tout en augmentant le PIB de 2 % d’ici 2050 par rapport à un scénario de statu quo.
La Commission souligne que ces investissements sont réalisés pour lutter contre le changement climatique, une menace majeure pour notre planète, scientifiquement prouvée, et qu’ils sont nécessaires à notre bien-être et à notre prospérité. Les conséquences du changement climatique se font déjà sentir à travers le monde, y compris en Europe, qui est susceptible de subir des événements climatiques extrêmes ayant des répercussions négatives sur des secteurs économiques tels que l’agriculture.
La source —
parlement_europeen · nº E-8-2019-001496
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