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5 novembre 2019 · Parlement européen · Commission européenne · question Question

Avenir de la Grèce

Thierry Mariani (auteur)

Question avec demande de réponse écrite E-003654/2019 à la Commission Article 138 du règlement intérieur Thierry Mariani (ID) Objet: Avenir de la Grèce Le 22 décembre 2014, Corina Crețu, la commissaire européenne à la politique régionale, annonçait dix-huit plans d’investissements en Grèce pour aider le pays à sortir de la crise économique, et déclarait que ce plan d’envergure manifestait l’attachement de l’Union à accompagner les efforts que déployait la Grèce de son côté pour renouer avec la croissance. Aujourd’hui, 20 % de la population grecque vit encore sous le seuil de pauvreté et 14 % en est à l’extrême limite. La Grèce est toujours le pays d’Europe où le taux de chômage est le plus important. 500 000 Grecs ont été contraints à l’exil, souvent parmi les plus jeunes, sur une population de 11 millions d’habitants. La Grèce est condamnée à brader ses atouts pour correspondre aux canons européens. Ainsi, le journal économique français Les Echos révélait-il récemment: «[Standard & Poor’s] voit par ailleurs d’un bon œil les privatisations prévues par Athènes comme un tiers de l’aéroport de la capitale ou une part d’Hellenic Petroleum et de la compagnie de gaz Depa». Des mesures de court terme qui interdiront une croissance durable dans ce pays. La principale satisfaction de l’Union européenne est-elle d’avoir conservé la Grèce en son sein sans y apporter les fruits escomptés par une population appauvrie?
La source — parlement_europeen · nº E-9-2019-003654
↗ https://data.europarl.europa.eu/eli/dl/doc/E-9-2019-003654
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