Relations UE-Turquie
Thierry Mariani (auteur)
Question avec demande de réponse écrite E-004111/2019/rev.1
au vice-président de la Commission/haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Article 138 du règlement intérieur
Thierry Mariani (ID)
Objet: Relations UE-Turquie
La Turquie, membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), a décidé d’envahir un pays souverain, la Syrie, provoquant l’ire de la quasi-intégralité du Parlement européen.
Nous discutions le mercredi 13 novembre 2019 des forages effectués sur consigne du président Erdogan dans les eaux territoriales de Chypre, État membre de l’Union européenne. Encore une fois, chacun s’accordait à se scandaliser du comportement d’Ankara, en proie à une véritable passion néo-ottomane qui considère les Balkans et le Proche-Orient comme une zone réservée.
Dans un entretien accordé au journal Le Monde, vous affirmez: «L’Europe ne paie pas la Turquie comme on le dit, mais les réfugiés, pour leur permettre de répondre à des besoins de base. Demandons-nous aussi si les pays européens étaient vraiment décidés à accueillir tous ces réfugiés.» Et, dans le même entretien: «Cependant, pour la majorité des États européens, aujourd’hui, il n’existe pas d’alternative à l’OTAN pour leur défense territoriale» .
Quelles seraient, selon le vice-président/haut représentant, les lignes jaunes qui, une fois dépassées, retireraient de fait à la Turquie la sympathie de l’Union européenne?
Quel élément supplémentaire lui paraît nécessaire pour ne plus céder aux imprécations turques, alors qu’Ankara a déjà agressé un État membre, menacé les Européens et lancé une opération militaire unilatérale, le tout au cours du seul mois d’octobre 2019?
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2019-004111
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