Interrogations sur l’utilisation des aides de l’Union à la Grèce et à l’Italie en matière d’asile suite au rapport n° 24/2019 de la Cour des comptes européenne
Commission européenne (auteur_moral)
FR E-004414/2019 Réponse donnée par Mme Johansson au nom de la Commission européenne (4.3.2020)
La Commission ne souscrit pas aux conclusions des honorables parlementaires sur le rapport nº 24/2019 de la Cour des comptes européenne (CCE) du 13 novembre 2019, et renvoie à sa communication écrite qui traite de points spécifiques dudit rapport.
Bien que la gestion des frontières extérieures et des procédures d’asile incombe au premier chef aux États membres, le soutien de la Commission et des agences de l’UE revêt, depuis 2015, une importance capitale pour l’amélioration de la gestion des migrations en Grèce et en Italie.
Comme l’explique la Commission dans ses réponses, l’approche des «points d’accès» (hotspots) a contribué à améliorer l’enregistrement, l’identification et le filtrage de sécurité des migrants dans des circonstances très difficiles et sans cesse changeantes. Le processus de relocalisation depuis la Grèce et l’Italie a constitué un témoignage de la solidarité européenne (25 États membres y ont participé) et près de 100 % des demandeurs éligibles et enregistrés ont été relocalisés.
Désormais mieux équipée pour fournir un soutien opérationnel et financier aux États membres sous pression, la Commission apporte une aide sans précédent à la Grèce et à l’Italie.
La Commission adhère aux recommandations formulées par la Cour des comptes dans son rapport et œuvre déjà à leur mise en œuvre.
En ce qui concerne le déploiement d’agents de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), la Commission est en faveur d’une approche souple, reposant sur une combinaison d’équipes permanentes et mobiles en mesure de prendre en charge les débarquements de manière efficace.
Les effectifs du Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) ont considérablement augmenté depuis 2015 et passeront à 500 dans les années à venir, dans l’attente du renforcement de cette agence prévu par la proposition de règlement relatif à l’Agence de l’UE pour l’asile.
La Commission convient que les membres du Parlement européen devraient se voir accorder un accès total aux centres d’accueil et d’enregistrement ainsi qu’aux autres installations financées par l'UE.
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2019-004414
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