Passage de l’IPv4 à l’IPv6 dans l’Union européenne
Commission européenne (auteur_moral)
FR E-000064/2020 Réponse donnée par M. Breton au nom de la Commission européenne (26.2.2020)
Il ressort de données récentes que l’adoption à l’échelle mondiale de l’IPv6 est encore relativement minoritaire et que le rythme d’adoption reste lent. Les taux d’adoption varient considérablement d’un État membre à l’autre et la Belgique, l’Allemagne et la Grèce montrent la voie.
Les opérateurs considèrent souvent la transition vers l’IPv6 comme un coût et son déploiement repose généralement sur les cycles de renouvellement du réseau ou sur les nouveaux entrants qui décident d’adopter la technologie.
Le passage à l’IPv6 est une étape nécessaire pour qu’internet reste pleinement fonctionnel. La pénurie d’adresses IPv4 et l’adoption tardive de l’IPv6 pourraient entraver en particulier l’évolution vers l’internet des objets.
La Commission européenne continue de suivre les développements du marché, en collaboration avec le secteur d’activité et les régulateurs nationaux. Elle constate notamment que les mesures prises au niveau national, en collaboration avec les opérateurs locaux, comme l’adoption de codes de conduite, la création de groupes de travail ou l’adoption de l’IPv6 par les pouvoirs publics, se sont avérées être les plus efficaces pour stimuler l’adoption de l’IPv6. La Commission continuera d’encourager ces mesures et la discussion entre les États membres, tout en conservant la possibilité de prendre d’éventuelles mesures complémentaires au niveau européen.
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2020-000064
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