VP/HR — Géorgie et Partenariat oriental
Thierry Mariani (auteur)
Question avec demande de réponse écrite E-000116/2020
au vice-président de la Commission/haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Article 138 du règlement intérieur
Thierry Mariani (ID)
Objet: VP/HR — Géorgie et Partenariat oriental
L’Union européenne a longtemps placé la Géorgie parmi les bons élèves du Partenariat oriental et encouragé le pays dans la voie d’une politique d’affrontement avec la Russie. Des événements récents mettent à mal les louanges bruxelloises à l’endroit de Tbilissi.
Alors que le pouvoir géorgien annonçait, en novembre 2019, sa volonté de revenir sur la promesse d’instauration d’une dose de proportionnelle aux élections législatives, la délégation de l’Union européenne publiait le communiqué suivant en lien avec l’ambassade des États-Unis: «Il est essentiel d’œuvrer immédiatement au rétablissement de la confiance par un dialogue calme et respectueux entre le gouvernement, tous les partis politiques et la société civile en vue de trouver une voie acceptable».
Alors que quatorze des vingt membres de la Cour suprême géorgienne viennent d’être renouvelés, le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a déclaré, le 13 décembre 2019, qu’il y avait, dans la procédure suivie, «un manque de transparence qui nuit à un processus de nomination véritablement fondé sur le mérite».
Le SEAE affirme pourtant, dans sa fiche de présentation de la Géorgie rédigée en anglais, que l’Union européenne a d’excellentes relations avec ce pays: «The European Union and Georgia enjoy an excellent relationship».
L’Union européenne va-t-elle reconsidérer la relation de confiance qu’elle entretient avec la Géorgie?
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2020-000116
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