Fukushima — rejet envisagé de l’eau contaminée dans l’océan
Damien Carême (auteur), Michèle Rivasi (cosignataire)
Question avec demande de réponse écrite E-000373/2020/rev.1
à la Commission
Article 138 du règlement intérieur
Michèle Rivasi (Verts/ALE), Damien Carême (Verts/ALE)
Objet: Fukushima — rejet envisagé de l’eau contaminée dans l’océan
Le 23 décembre 2019, le ministère japonais de l’économie, du commerce et de l’industrie a proposé de libérer progressivement dans l’océan l’eau contaminée stockée sur le site de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi, ou de lui permettre de s’évaporer, affirmant qu’un déversement contrôlé dans la mer «la diluerait et la disperserait de manière stable» .
TEPCO, l’exploitant de la centrale, avait reconnu la présence d’éléments radioactifs à des niveaux potentiellement nuisibles à la santé . Mais d’un autre côté, le gouvernement japonais refuse toute mesure indépendante de l’eau qu’il souhaite rejeter dans l’océan .
La Commission européenne dispose-t-elle d’un bilan approfondi et critique, fourni par un groupe de scientifiques indépendants, de la situation actuelle, à savoir de l’activité réelle des cuves, mais aussi de la contamination préexistante du milieu marin au large de la centrale de Fukushima Daiichi (eau, sédiments, faune et flore marines)?
Dispose-t-elle d’études et de modélisations précisant les niveaux de contamination radiologique et chimique du milieu naturel en cas de rejet des effluents liquides stockés, en fonction des modalités choisies?
Dispose-t-elle d’estimations des coûts des différentes options de traitement de ces eaux et compte-t-elle aider financièrement le Japon à choisir l’alternative la plus respectueuse de l’environnement?
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2020-000373
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