Les lois sur le blasphème
Commission européenne (auteur_moral)
FR E-000374/2020 Réponse donnée par Mme Urpilainen au nom de la Commission européenne (17.3.2020)
71 pays disposent de lois sur le blasphème et leur utilisation abusive peut violer ou entraver le droit à la liberté d’expression. Cette position est définie dans les «orientations de l’UE relatives à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction» et dans les «orientations de l’UE relatives à la liberté d’expression en ligne et hors ligne». Sur la base de ces orientations, l’UE estime que les lois sur le blasphème sont souvent appliquées pour maltraiter les personnes appartenant à des minorités. L’UE recommande la dépénalisation de ces infractions et s’oppose vigoureusement à l’utilisation de la peine de mort, aux châtiments physiques ou à la privation de liberté pour des raisons de blasphème dans les pays tiers.
Le soutien à la liberté de religion ou de conviction est une priorité de la politique extérieure de l’UE en matière de droits de l’homme. Les délégations de l’UE surveillent les violations des droits de l’homme dans le monde entier, y compris en ce qui concerne l’utilisation abusive des lois sur le blasphème. Les dialogues sur les droits de l’homme, les démarches diplomatiques, la diplomatie publique et les dialogues politiques sont régulièrement utilisés pour soulever des questions en la matière. L’UE tient compte de ces évaluations pour définir le soutien qu’elle apporte.
L’UE soutient des activités visant à promouvoir ce droit au moyen de divers instruments. L’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme a financé des subventions en matière de liberté de religion ou de conviction pour un montant de plus de 27 millions d’euros sur la période 2007-2019.
La promotion de la démocratie, de l’état de droit et du respect des droits de l’homme est au cœur du travail de l’Union européenne, comme en témoignent également les règlements de l’UE relatifs aux instruments de financement extérieur 2014-2020.
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2020-000374
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