La radicalisation islamiste au Sri Lanka et les violences faites aux femmes
Virginie Joron (auteur)
Question avec demande de réponse écrite E-000422/2020
à la Commission
Article 138 du règlement intérieur
Virginie Joron (ID)
Objet: La radicalisation islamiste au Sri Lanka et les violences faites aux femmes
Les attaques djihadistes du 21 avril 2019, en pleine messe de Pâques, ont fait 257 morts. Contrairement à la France, le Sri Lanka a réagi énergiquement en expulsant plus de 600 ressortissants étrangers, dont 200 prêcheurs musulmans .
Ce contexte ne doit pas faire oublier la situation difficile des minorités tamoule, chrétienne ou hindouiste, notamment celle des femmes chefs de famille . Le Collectif La Paix au Sri Lanka (CPSLK) estime que la guerre civile de 1983-2009 n’a jamais fait l’objet d’un processus de réconciliation similaire à celui qui a vu le jour au Rwanda, avec un inventaire des crimes et un tribunal pénal international. Ce conflit aurait fait 100 000 morts et 70 000 disparus. Aujourd’hui, entre 150 000 et 350 000 personnes d’origine tamoule seraient installées en France .
Le 9 octobre 2019, la Commission s’est engagée à financer un programme de 40 millions d’euros (Stride) en plus des 80 millions d’euros récemment versés , alors que le budget militaire du Sri Lanka serait de 1,1 milliard d’euros .
1. Comment la Commission va-t-elle vérifier que les familles des disparus tamoules ont bien un accès équitable à ce fonds, alors que l’Union européenne a confié la gestion du fonds à d’autres organisations ?
2. Va-t-elle conditionner tout paiement à un droit au retour des réfugiés tamoules?
3. Entend-elle demander l’établissement d’un tribunal pénal international comme pour le Rwanda?
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2020-000422
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