Promotion du biocontrôle
Commission européenne (auteur_moral)
FR
E-000613/2020
Réponse donnée par Mme Kyriakides
au nom de la Commission européenne
(15.4.2020)
Dans sa communication sur le pacte vert pour l’Europe, la Commission a annoncé que la future stratégie «De la ferme à la table» visera à réduire les risques liés aux pesticides chimiques, leur utilisation et la dépendance des agriculteurs de l’UE à leur égard.
Pour y parvenir, une mise en œuvre plus rigoureuse des principes de lutte intégrée contre les ennemis des cultures s’impose. Ces principes encouragent le recours à des solutions non chimiques, telles que des méthodes de lutte mécaniques et biologiques, pour la prévention, le suivi et le traitement des maladies des plantes et des infestations parasitaires.
En ce qui concerne les outils de lutte biologiques, les micro-organismes et les virus sont régis par la législation de l’UE relative aux produits phytopharmaceutiques. La Commission collabore avec les États membres pour faciliter l’accès au marché de ces pesticides biologiques en révisant les exigences en matière de données et les critères de décision. Dans le cadre du programme «Une meilleure formation pour des denrées alimentaires plus sûres», la Commission a lancé des plans de formation concernant la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et l’évaluation des produits phytopharmaceutiques microbiologiques. En outre, Horizon 2020, le programme de recherche de l’UE, soutient les activités de recherche et d’innovation visant à réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques chimiques les plus dangereux. La politique agricole commune (actuelle et future) encourage le remplacement des pesticides chimiques par des méthodes biologiques qui vont au-delà des exigences légales, ainsi que la fourniture de conseils sur la lutte intégrée contre les ennemis des cultures.
Les ennemis naturels des organismes nuisibles aux végétaux qui sont des méso-organismes ou des macro-organismes (prédateurs, insectes, acariens ou nématodes, par exemple) ne sont pas réglementés au niveau de l’UE et peuvent être mis sur le marché dans les États membres conformément à la législation nationale applicable.
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2020-000613
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