Ingérence étrangère dans la crise politique au Cameroun
Dominique Bilde (auteur)
Question avec demande de réponse écrite E-000911/2020
au vice-président de la Commission/haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Article 138 du règlement intérieur
Dominique Bilde (ID)
Objet: Ingérence étrangère dans la crise politique au Cameroun
Le Cameroun est à 80 % francophone, les 20 % de Camerounais anglophones vivant essentiellement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où se trouvent l’essentiel des réserves pétrolières du pays .
Le mouvement identitaire anglophone s’est développé dans les années soixante-dix du siècle dernier, après l’abolition du fédéralisme. Depuis 1996, toutefois, des réformes de décentralisation ont été entreprises.
Le 11 octobre 2016, une grève d’avocats anglophones a provoqué l’exacerbation de la crise, menant à une déclaration d’indépendance unilatérale du «gouvernement d’Ambazonie» en 2017.
Cette aggravation intervient après certaines concessions du gouvernement camerounais, notamment la création d’une commission nationale pour le bilinguisme et le multiculturalisme ou bien le recrutement de magistrats anglophones et de professeurs bilingues.
Le 23 juillet 2019, le Congrès des États-Unis a adopté une résolution extrêmement critique vis-à-vis du Cameroun, l’exhortant à engager un «dialogue sans pré-condition», selon Jeune Afrique, ce qui pourrait signifier que l’éventualité d’une sécession devrait en faire partie .
Comment le haut représentant entend-il favoriser une sortie de crise respectueuse des droits des populations anglophones ainsi que de l’intégrité territoriale du Cameroun?
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2020-000911
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