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15 décembre 2020 · Parlement européen · HRVP · réponse Réponse

camps de travail chinois au Tibet

HRVP (auteur_moral)

FR E-006975/2020 Réponse donnée par le haut représentant/vice-président Borrell au nom de la Commission européenne (19.4.2021) L’UE a exprimé sa position sur le Tibet clairement et à plusieurs reprises, dans le cadre de débats publics multilatéraux et au niveau bilatéral avec des interlocuteurs chinois. La situation au Tibet et au Xinjiang a été évoquée lors du sommet UE-Chine du 22 juin 2020 et lors des réunions des dirigeants UE-Chine des 14 septembre et 30 décembre 2020. Dans le cadre du dialogue UE-Chine sur les droits de l’homme, l’UE n’a cessé de s’inquiéter des restrictions à la liberté de religion et de conviction, à la liberté d’éducation dans une langue minoritaire, ainsi que des détentions arbitraires et des disparitions forcées des Tibétains. Des rapports récents faisant état de régimes de transferts massifs de main-d’œuvre inacceptables ciblant les Tibétains suscitent de vives inquiétudes. L’UE est déterminée à garantir le respect de la législation et des normes internationales en matière de droits de l’homme, notamment celles relatives à l’interdiction du travail forcé et du travail des enfants et à la protection des victimes de violations des droits de l’homme et des droits du travail. Elle encourage également la ratification et la mise en œuvre effective des conventions «fondamentales» de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui n’ont pas encore été ratifiées par la Chine. Les négociations relatives à l’accord global sur les investissements entre l’UE et la Chine («AGI») ont été conclues en principe à la fin de 2020. Dans le cadre de cet accord, la Chine s’est engagée en particulier à déployer des efforts continus et soutenus en vue de ratifier les conventions de l’OIT sur le travail forcé (convention 29 et protocole de 2014) et sur l’abolition du travail forcé (convention 105). L’UE invitera la Chine à respecter cet engagement. Comme l’a récemment confirmé le groupe spécial sur l’accord de libre-échange (ALE) UE-Corée, l’engagement en matière de ratification est contraignant et la Chine doit prendre des mesures concrètes pour atteindre cet objectif. En ce qui concerne l’adoption éventuelle de mesures restrictives (sanctions) de l’UE à l’encontre de personnes et d’entités, celles-ci sont adoptées par le Conseil statuant à l’unanimité.
La source — parlement_europeen · nº E-9-2020-006975
↗ https://data.europarl.europa.eu/eli/dl/doc/E-9-2020-006975
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