Lutter contre les déserts vétérinaires
None (auteur), Annika Bruna (cosignataire), None (cosignataire), Julie Lechanteux (cosignataire)
Question avec demande de réponse écrite E-000223/2022
à la Commission
Article 138 du règlement intérieur
Annika Bruna (ID), Julie Lechanteux (ID), Elena Lizzi (ID), Gianantonio Da Re (ID)
Objet: Lutter contre les déserts vétérinaires
La ruralité est confrontée à une désertification vétérinaire qui pose problème pour soigner les animaux de rente.
Des conditions de travail difficiles expliquent cette situation:
Les déplacements, contraignants financièrement, s’allongent, car de nombreux élevages sont abandonnés au profit d’exploitations céréalières plus rentables;
Les éleveurs, faute de disposer de moyens suffisants, font moins appel aux praticiens;
Les animaux de rente sont plus lourds à manipuler;
Les praticiens doivent assurer des gardes de 24 heures pour les urgences.
C’est pourquoi le nombre de vétérinaires ruraux diminue, ce qui aggrave encore la situation de ceux qui restent et doivent alors couvrir des zones géographiques plus vastes et multiplier les gardes.
A contrario, les soins destinés aux animaux de compagnie, en milieu urbain, sont plus rémunérateurs, plus souples au niveau des horaires et moins durs physiquement, ce qui attire donc les jeunes praticiens.
Cette situation est dangereuse sur le plan sanitaire, car les vétérinaires ruraux permettent de détecter les éventuelles épidémies animales, parfois transmissibles à l’homme.
La Commission encourage-t-elle les États membres, via la politique agricole commune, à revaloriser la rémunération des vétérinaires ruraux et à ouvrir de nouvelles voies de formation?
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2022-000223
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